Annonce

vendredi, août 26, 2016

Deux religieuses poignardées à mort au Mississippi

http://www.lapresse.ca/international/etats-unis/2

Publié le 25 août 2016 à 19h51 | Mis à jour le 25 août 2016 à 20h11
Paula Merrill et Margaret Held... (PHOTO AP)
Paula Merrill et Margaret HeldPHOTO AP
La Presse
Deux religieuses ont été retrouvées sans vie jeudi dans leur résidence de Durant, au Mississippi.
Paula Merrill et Margaret Held ont été poignardées à mort, a indiqué le chef de police John Haynes à CNN.
Des signes d'entrée par effraction étaient visibles et leur véhicule avait disparu, ont indiqué les autorités.
Les deux religieuses travaillaient comme infirmières et aidaient les pauvres dans le Mississippi rural.
Leur absence à l'hôpital jeudi matin avait inquiété leurs collègues.

Hillary Clinton dépasse 50% des intentions de vote contre Donald Trump

http://www.lapresse.ca/international/dossiers/maison-blanche

Publié le 25 août 2016 à 13h44 | Mis à jour le 25 août 2016 à 13h44
Hillary Clinton est créditée de 47,7% des voix contre... (PHOTO Butch Comegys, AP/The Times & Tribune)
Hillary Clinton est créditée de 47,7% des voix contre 41,7% pour Donald Trump,
 selon le site Real Clear Politics
PHOTO BUTCH COMEGYS, AP/THE TIMES & TRIBUNE
Agence France-Presse
WASHINGTON
Hillary Clinton recueillait selon un nouveau sondage paru jeudi 51% des intentions de vote pour la présidentielle américaine, dans un match à deux contre Donald Trump, qui ne parvient pas à remonter après un été difficile.
Le candidat républicain à la Maison-Blanche était crédité de 41% des intentions de vote des Américains qui ont l'intention de se rendre aux urnes en novembre, selon l'institut de l'université Quinnipiac.
En présence de candidats tiers, la démocrate reste également en tête avec 45% contre 38% pour Donald Trump, suivis du libertarien Gary Johnson (10%) et de la candidate du parti vert, Jill Stein (4%). La marge d'erreur est de 2,5 points.
En moyenne, Hillary Clinton est créditée de 47,7% des voix contre 41,7% pour Donald Trump, selon le site Real Clear Politics. Trois sondages réalisés depuis début août ont également crédité la démocrate de 50% des intentions de vote.
Elle conserve également son avance dans toutes les études qui incluent les deux candidats tiers Gary Johnson et Jill Stein.
Hillary Clinton continue de bénéficier de l'appui des 60% des électrices et de 77% des électeurs issus des minorités (noirs, hispaniques...).
Mais le sondage met en évidence le déficit de sympathie inspiré par l'ancienne chef de la diplomatie: une majorité d'Américains déclarent ne pas aimer Clinton à des degrés divers (de «un peu» à la «haine» en passant par «beaucoup»).

Réforme en matière d'immigration: confusion dans les propos de Trump

http://www.lapresse.ca/international/dossiers/maison-blanche-

Publié le 26 août 2016 à 00h19 | Mis à jour à 00h19
Le candidat républicain Donald Trump quitte la scène... (Photo CARLO ALLEGRI, REUTERS)
Le candidat républicain Donald Trump quitte la scène après un discours à Manchester,
 au New Hampshire, jeudi
PHOTO CARLO ALLEGRI, REUTERS
IVAN COURONNE
Agence France-Presse
Washington
Donald Trump a nié jeudi qu'il était tenté par un assouplissement de sa position sur l'immigration clandestine, mais la confusion régnait sur son projet exact de réforme migratoire.
Après avoir déclaré pendant plus d'un an que l'expulsion des plus de 11 millions de sans-papiers vivant aux États-Unis ne serait pas négociable sous une présidence Trump, évoquant même une force dédiée à ces expulsions, le candidat républicain à la Maison-Blanche a semé le trouble en déclarant mardi qu'il pouvait «absolument y avoir un assouplissement car nous ne voulons pas faire de mal aux gens».
Puis il a expliqué que les sans-papiers n'ayant pas commis de délit grave pourraient rester en échange du paiement d'arriérés d'impôts, et sans accès à la citoyenneté.
La déclaration a jeté un froid dans le monde conservateur où la moindre suggestion de régularisation est frappée d'anathème. L'activiste ultra-conservatrice Ann Coulter a failli s'étrangler en entendant son héros, exprimant sa rage sur Twitter, bien qu'elle lui reste fidèle.
Dernier épisode: jeudi, lors d'un rassemblement, il a repris le ton martial qui a fait son succès et redit que le mur à la frontière avec le Mexique serait construit, «à 100%».
Et dans une interview à CNN, il a affirmé que, loin d'un assouplissement, il envisageait un... «durcissement» de son projet de réforme.

Alors quel serait le sort des clandestins? Pour espérer une régularisation, il leur faudrait en fait quitter le territoire et revenir légalement pour demander des papiers, selon lui.
Mais expulserait-il les familles sans problèmes qui ne partiraient pas d'elles-mêmes ?
«Nous verrons une fois que nous aurons renforcé la frontière», a-t-il répondu, en soulignant qu'expulser 11 millions de personnes prendrait du temps. Sa priorité sera d'expulser les «mauvais éléments» tels que les membres de gangs ou de cartels de drogue. Ce qui est précisément la politique de Barack Obama et des républicains modérés.
Ces va-et-vient soulignent une évidence: le projet exact de Donald Trump sur l'immigration se fait attendre. Le seul document publié par son équipe date d'août 2015. Le candidat a promis jeudi de dévoiler prochainement ses propositions lors d'un discours.
«Trump doit présenter des idées précises et arrêter de lancer des ballons d'essai», a déploré Ali Noorani, directeur du National Immigration Forum.
«Alt-right»
Pour sa rivale Hillary Clinton, Donald Trump n'a pas changé et ne changera pas. Elle a consacré un discours entier jeudi à tenter de démontrer que son adversaire attisait les flammes du racisme, résumant sa candidature en deux mots: «préjugés et paranoïa».
La démocrate l'a accusé de s'associer à la «droite alternative» («alt-right», en anglais), une mouvance d'extrême droite nationaliste et raciste qui répand sur internet de multiples théories du complot, et dont le nouveau directeur général de l'équipe Trump, Steve Bannon, est directement issu, en tant que patron du site Breitbart.
Elle en a vu pour preuve supplémentaire la présence de l'ex-dirigeant du parti britannique europhobe Nigel Farage la veille à un rassemblement du républicain.
«Un homme avec une longue histoire de discrimination raciale, amateur de sombres théories du complot tirées des pages de tabloïds de supermarché et des confins d'internet, ne devrait jamais pouvoir diriger notre gouvernement ou commander nos armées», a-t-elle dit à Reno, au Nevada, déterrant des affaires de discrimination raciale lorsque le jeune Trump louait des appartements à New York.
«Il a promu le mensonge raciste selon lequel le président Obama ne serait pas vraiment un citoyen américain», a-t-elle rappelé. Puis elle a énuméré les controverses, citant notamment le refus de Donald Trump de désavouer le soutien d'un ancien chef du Ku Klux Klan.
Le candidat républicain avait répliqué préventivement en accusant l'ancienne sénatrice et chef de la diplomatie d'être elle-même raciste, en tant que figure du parti démocrate, plébiscité traditionnellement par les Noirs américains.
«Toutes les politiques soutenues par Hillary Clinton ont déçu et trahi les communautés de couleur de ce pays», a-t-il déclaré. Selon lui, la démocrate veut ouvrir les frontières, ce qui «viole les droits civiques des Noirs en donnant leurs emplois à des clandestins».
À onze semaines du scrutin, la candidate démocrate conserve une avance confortable dans les sondages. Une nouvelle étude Quinnipiac la créditait jeudi de 51% des intentions de vote, contre 41% pour Donald Trump.