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vendredi, août 26, 2016

Vente de Rona: Daoust change sa version des faits

http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/

Publié le 26 août 2016 à 07h13 | Mis à jour à 07h13

(QUÉBEC) Pour la première fois, l'ex-ministre Jacques Daoust a modifié sa version des faits dans la vente des actions de Rona, en entrevue avec La Presse. À la suite du témoignage de son ancien chef de cabinet en commission parlementaire, il avoue désormais avoir été mis au parfum des intentions d'Investissement Québec, mais réitère n'avoir jamais approuvé la transaction.
Contredit par son ancien chef de cabinet, accusé par l'opposition d'avoir menti, Jacques Daoust revoit sa version des faits dans la vente des actions de Rona par Investissement Québec à la fin de 2014.
Jusqu'ici, l'ex-ministre soutenait n'avoir jamais entendu parler de l'intention de la société d'État de liquider ses actions du géant québécois de la quincaillerie. Il le réitérait dans sa lettre de démission, vendredi dernier.
Or, dans un entretien avec La Presse hier, il a ajusté passablement son discours à la suite du témoignage en commission parlementaire de son ancien chef de cabinet, Pierre Ouellet. Sous serment, M. Ouellet a déclaré qu'il avait informé son ministre de la volonté d'Investissement Québec.
« Je maintiens qu'au moment où Investissement Québec a pris sa décision, je n'avais pas été informé », a dit M. Daoust en entrevue. Il a donc été mis au courant de l'intention de la société d'État à la suite de la réunion du conseil d'administration du 17 novembre 2014. Il n'avait jamais dit une telle chose auparavant.
« Je n'ai jamais approuvé cette transaction » et « je n'avais pas à l'approuver », a ajouté M. Daoust.
Il n'a nullement l'intention de se présenter devant la commission parlementaire spéciale qui veut faire la lumière sur le processus ayant mené à la vente des actions de Rona. L'opposition souhaite l'entendre, mais les libéraux refusent. Ils disaient pourtant plus tôt cette semaine que ce serait pertinent de le faire témoigner.
« J'en ai fini de la politique, j'ai démissionné comme ministre, comme député... on ne peut être plus imputable », a dit l'ex-ministre Jacques Daoust.
« Je sors de la politique durement frappé, ça m'a fait mal. Ce n'est pas du tout ce que j'avais imaginé quand j'ai décidé d'y entrer », a ajouté l'homme de 68 ans, qui a quitté la vie politique après le refus du premier ministre Philippe Couillard de lui réitérer sa confiance.
Jacques Daoust s'est entretenu avec La Presse peu de temps après le témoignage de Pierre Ouellet. L'ancien chef de cabinet a relaté la réponse que lui a donnée Jacques Daoust au sujet de l'intention de la société d'État.
« Comme la décision relève de la compétence du conseil d'administration d'Investissement Québec, ils devront vivre avec les conséquences », aurait répondu M. Daoust le 26 novembre 2014, selon le témoignage de M. Ouellet.
L'ex-chef de cabinet a signalé que son patron « n'était pas favorable à cette transaction-là ». Et Jacques Daoust n'a pas manqué de le rappeler en entrevue avec La Presse.
« II NE FAIT PLUS PARTIE DU GOUVERNEMENT »
L'opposition fulmine. « On se rend compte aujourd'hui que le ministre nous a menti en plein visage, nous, et aux Québécois ! », a tonné le député caquiste François Bonnardel. « Jacques Daoust a été informé et il a donné son accord tout simplement en disant : je ne me mêle pas de ça », a renchéri le péquiste Alain Therrien.
Pour le libéral Robert Poëti, « c'est décevant, c'est bien certain, quand on vit des journées comme celle-là ». Il ne veut pas pour autant que M. Daoust soit convoqué en commission parlementaire. Il a nié « à plusieurs reprises » avoir été informé, « je n'ai pas besoin de le réentendre », a-t-il dit.
« Je pense que M. Daoust a subi les conséquences de ce dossier-là et il ne fait plus partie du gouvernement du Québec », a dit le député libéral Saul Polo.
Le dossier est clos, à ses yeux. « On juge qu'on a fait la lumière sur l'ensemble du dossier. Et à ce stade-ci, moi et mes collègues, on est satisfaits des réponses que nous avons eues », a-t-il affirmé.
Or, la version revue et corrigée de l'ex-ministre risque de changer la donne et d'aviver l'intérêt de l'opposition à entendre M. Daoust.
LE CABINET DU PM AU COURANT ?
Un élément du témoignage de M. Ouellet fait sourciller l'opposition. L'ancien chef de cabinet a déclaré qu'il a parlé du dossier Rona « pour la première fois » avec le cabinet du premier ministre à la suite de la publication d'un rapport de la vérificatrice générale du Québec, le 2 juin dernier. Il s'est contenté de dire au chef de cabinet de M. Couillard, Jean-Louis Dufresne, qu'il avait vérifié à l'époque, en novembre 2014, quels sont « les seuils qui requièrent l'approbation du ministre ou du Conseil des ministres pour pouvoir procéder » à une vente d'actions de la part d'Investissement Québec. Cela veut donc dire que M. Dufresne savait dès le début de juin que la version de M. Daoust ne tenait pas.
Pour l'opposition, « c'est inconcevable » que le cabinet du premier ministre n'ait pas été informé dès 2014 des intentions d'Investissement Québec. « Je ne peux pas croire que le bureau du premier ministre n'était pas au courant, a lancé Amir Khadir, de Québec solidaire. Il s'agit d'une décision très importante. On nous demande d'accepter des explications abracadabrantes, tellement grossières. Je ne voudrais pas que M. Daoust soit l'agneau sacrificiel, les libéraux essaient d'en faire un. Je pense que la population ne se laissera pas berner. C'est clair que ce gouvernement-là a décidé de vendre les actions de Rona. »
Selon François Bonnardel, Jean-Louis Dufresne doit remettre sa démission et être entendu en commission parlementaire. Le chef de cabinet du premier ministre « est au courant depuis le 3 juin que M. Daoust ne dit pas la vérité ». Il a fait une « tentative de camouflage, de cover-up ». « C'est inacceptable d'avoir protégé un ministre pendant trois mois en sachant très bien qu'il avait menti aux parlementaires et aux Québécois », a-t-il ajouté.

À DÉCOUVRIR SUR LAPRESSE.CA

Stephen Harper se lance en affaires

http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-canadienne/

EXCLUSIF
Publié le 26 août 2016 à 05h00 | Mis à jour à 05h00
Stephen Harper aura passé près de 10 ans... (PHOTO Jonathan Hayward, Archives LA PResse Canadienne)
Stephen Harper aura passé près de 10 ans à la tête du pays.PHOTO JONATHAN HAYWARD, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

(OTTAWA) L'ancien premier ministre Stephen Harper mettra définitivement fin à sa carrière politique aujourd'hui en démissionnant de ses fonctions de député de la circonscription fédérale de Calgary Heritage.
M. Harper, qui a dirigé le pays pendant près de 10 ans, entreprendra donc un nouveau chapitre de sa vie dans le secteur privé en prenant la tête d'une entreprise qu'il vient de mettre sur pied, Harper & Associates, laquelle offrira des conseils stratégiques à des clients qui veulent brasser des affaires sur la scène internationale, selon des informations obtenues parLa Presse.
M. Harper, qui s'est montré plutôt discret depuis la défaite du Parti conservateur aux élections fédérales d'octobre dernier, s'est adjoint les services de certains de ses anciens proches collaborateurs lorsqu'il était premier ministre pour assurer le succès de cette nouvelle firme de consultants, notamment Ray Novak, qui était son chef de cabinet pendant la majeure partie de son mandat majoritaire.
Selon une source digne de foi, M. Harper compte voyager souvent à l'étranger, étant donné que l'entreprise offrira des conseils et des analyses à des clients qui souhaitent s'implanter davantage à l'extérieur du Canada. « Les clients de l'entreprise pourront compter sur les perspectives et analyses stratégiques ainsi que sur le réseau d'un ancien leader d'un pays du G7 », a souligné cette source qui a requis l'anonymat.
Dans un message vidéo qui sera diffusé sur les réseaux sociaux à partir de 9 h aujourd'hui, M. Harper, qui est âgé de 57 ans, reviendra sur le bilan de son gouvernement conservateur et confirmera son départ de la politique fédérale.
« Pendant presque 18 ans, j'ai eu cet immense honneur de représenter Calgary au sein de notre Parlement. Je suis reconnaissant et touché d'avoir reçu votre appui et votre confiance à sept reprises. Et je quitte la vie politique fier de ce que notre équipe a accompli ensemble », affirme M. Harper dans cette vidéo dont La Presse a obtenu une transcription.
« Nous avons uni tous les conservateurs sous une seule bannière. Nous avons baissé les taxes et les impôts, nous avons fait des investissements critiques et nous avons équilibré le budget fédéral. Nous avons placé les droits des victimes avant ceux des criminels. Et notre préoccupation pour les familles était au coeur de nos politiques. Nous avons su gérer notre économie alors qu'elle traversait la pire récession mondiale depuis la Grande Dépression et en sommes ressortis plus forts que jamais. Nous avons adopté des positions de principe dans un monde complexe et dangereux », souligne aussi l'ancien premier ministre.
« Que ce soit au Canada ou à l'étranger, nous étions toujours fiers de défendre notre pays », a déclaré Stephen Harper, dans un message vidéo qui sera diffusé sur les réseaux sociaux à partir de 9 h aujourd'hui.
M. Harper conclut la vidéo en invitant les Canadiens à continuer à travailler pour construire un meilleur pays pour leurs enfants. « Notre pays doit continuer à servir comme modèle de prospérité et de liberté. Continuez à défendre les principes pour lesquels nous nous sommes battus ici au Canada et à l'étranger. Et nos enfants, et les enfants de nos enfants, hériteront du Canada que nous connaissons et aimons tant », soutient-il.
« Alors que je fais mes adieux au Parlement du Canada et me prépare pour le prochain chapitre de ma vie, j'aimerais exprimer ma reconnaissance éternelle aux électeurs de Calgary Heritage, aux membres du Parti conservateur et à tous les Canadiens et Canadiennes pour m'avoir donné l'honneur de servir le meilleur pays au monde. »
« Il a de quoi être fier »
Selon Carl Vallée, qui a été un proche collaborateur de M. Harper pendant six ans, l'ancien premier ministre a transformé le paysage politique durant son règne de près de 10 ans et laisse derrière lui un Parti conservateur « fort et uni ». « M. Harper est entré en politique pour faire une différence concrète dans la vie des gens et c'est exactement ce qu'il a fait : il a baissé leurs taxes et les impôts de façon importante, il a favorisé la création d'emplois et il a mis les droits des victimes avant ceux des criminels », a dit M. Vallée, qui est aujourd'hui consultant sénior chez HATLEY Conseillers en stratégie à Montréal.
« Non seulement l'ancien premier ministre aura profondément transformé le paysage politique canadien en unissant le mouvement conservateur, mais on peut aussi dire qu'il a contribué à la transformation du paysage politique québécois. Sous sa gouverne, le Bloc québécois a cessé d'être une force dominante au Québec, et le mouvement souverainiste s'est affaibli considérablement. Cela est attribuable à sa volonté de respecter à la lettre les champs de compétence du Québec et de ne pas faire revivre les vieilles chicanes constitutionnelles. Qu'un chef conservateur issu de l'Alberta fasse élire autant de députés au Québec dans l'opposition, c'est du jamais vu », a ajouté M. Vallée, qui assure aussi la direction de la Fédération canadienne des contribuables pour le Québec.
« Il aura réussi à bâtir une base conservatrice au Québec. Il a de quoi être fier », estime Carl Vallée, un proche collaborateur de M. Harper au bureau du premier ministre pendant six ans.
M. Harper a pris la parole en public pour la dernière fois en mai quand il a prononcé un discours au congrès national du Parti conservateur à Vancouver. Il avait alors fait une courte allocution au cours de laquelle il avait lancé un appel à l'unité et s'était félicité du fait que le Parti conservateur détienne « une base aussi solide » au Québec même s'il se retrouve dans l'opposition. Aux dernières élections, le Parti conservateur a remporté 12 des 78 sièges au Québec - sa meilleure récolte dans la province depuis 1988.
Selon certaines estimations, Stephen Harper aura droit à une pension de 127 000 $ par année, maintenant qu'il quitte la politique fédérale. Lorsqu'il aura 67 ans, il aura aussi droit à une prime de 58 000 $ par an qui est versée aux anciens premiers ministres.
Stephen Harper aura passé près de 10 ans... (PHOTO Mark Blinch, Archives Reuters) - image 2.0
Stephen Harper aura passé près de 10 ans à la tête du pays. 
PHOTO MARK BLINCH, ARCHIVES REUTERS
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LA CARRIÈRE de Stephen Harper en dix dates
1993: Il est élu pour la première fois à la Chambre des communes sous les couleurs du Parti réformiste.
1996: Il quitte la politique fédérale pour devenir président de la National Citizens Coalition.
2002: Il revient en politique fédérale en remportant la course à la direction de l'Alliance canadienne, le parti qui a remplacé le Parti réformiste.
2003 : Il négocie la fusion de l'Alliance canadienne et du Parti progressiste-conservateur : le Parti conservateur est né.
2004 : Il remporte la course à la direction du Parti conservateur, mais perd les élections de juin aux mains des libéraux, retournés au pouvoir avec un mandat minoritaire.
2006 : Il remporte les élections fédérales du 23 janvier avec un mandat minoritaire.
2008 : Il déclenche des élections anticipées, et obtient un autre mandat minoritaire.
2011 : Son parti obtient la majorité des sièges à la Chambre des communes aux élections du 2 mai.
2015 : Il déclenche la plus longue campagne électorale depuis 1872. Ça ne lui sourira pas : Justin Trudeau l'emporte.
2016 : Le 26 août, il annonce qu'il démissionne de ses fonctions de député de Calgary Heritage.

jeudi, août 25, 2016

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/politique/

PUBLIÉ AUJOURD'HUI À 5 H 05 | Mis à jour à 7 h 47

Jacques Daoust à l'Assemblée nationale
Jacques Daoust à l'Assemblée nationale   PHOTO : JACQUES BOISSINOT/PC
Dès le début de la controverse, au printemps dernier, Jacques Daoust, alors ministre des Transports, est montré du doigt. Il était ministre de l'Économie en 2014 au moment des faits. Il a toujours maintenu qu'il n'était pas au courant de la vente des actions de Rona par Investissement Québec.

Le rapport de la vérificatrice générale
Quelques semaines plus tard, au début juin, un rapport de la vérificatrice générale du Québec, Guylaine Leclerc, vient contredire Jacques Daoust.

La vérificatrice conclut que le ministre de l'Économie a donné son accord en décembre 2014 pour que le conseil d'administration d'Investissement Québec liquide toutes les actions de Rona. Mme Leclerc s'appuie sur des procès-verbaux du conseil d'administration d'Investissement Québec.
Le rapport de la vérificatrice précise qu'entre décembre 2014 et février 2015, Investissement Québec a liquidé les 10,1 millions d'actions de Rona qu'il détenait encore.
Jacques Daoust nie les affirmations de la vérificatrice générale.
Je n'ai jamais été informé de cette transaction et on ne m'a jamais demandé la permission pour le faire. De toute façon, on n'avait pas à me demander la permission. [...] Je n'ai jamais donné l'aval à cette transaction.Jacques Daoust
Jacques Daoust ne remet pas en question le travail de la vérificatrice, mais il laisse entendre que le procès-verbal en question n'était peut-être pas exact.
La Coalition avenir Québec et le Parti québécois (PQ) accusent Jacques Daoust de mentir à la population, et ils réclament sa démission. Le premier ministre Couillard défend son ministre et propose de faire la lumière sur ce dossier en commission parlementaire.

Le procès-verbal du 17 novembre 2014
Selon des documents publiés par le PQ le 7 juin à l'Assemblée nationale, Jacques Daoust a rencontré le conseil d'administration d'Investissement Québec le jour même où la Société d'État a décidé de liquider les actions de Rona.

Le PQ a produit un procès-verbal d'Investissement Québec qui montre que M. Daoust s'est présenté à la fin de cette réunion, tenue le 17 novembre 2014.

À cela, Jacques Daoust répond qu'il a bel et bien participé à cette réunion, mais que la vente des actions de Rona n'a pas été discutée en sa présence. Il maintient qu'il n'était pas au courant.

Des courriels révélateurs
Le 18 août dernier, les médias publient un échange de courriels survenu le 26 novembre 2014 entre Jean-Jacques Carrier, vice-président principal d'Investissement Québec, et Pierre Ouellet, alors chef de cabinet du ministre Daoust.
M. Carrier demande au chef de cabinet de confirmer par courriel que le ministère de l'Économie est d'accord avec la vente des actions de Rona par Investissement Québec. Deux heures plus tard, Pierre Ouellet lui répond par la simple mention « O.K. », ce qui laisse place à l'interprétation.
Voici les courriels en question.
Premier courriel de Jean-Jacques Carrier à Pierre Ouellet, à 14 h 16 :

La réponse de Pierre Ouellet deux minutes plus tard :

Et le « O. K. » de Pierre Ouellet, à 16 h 42 :


La démission de Jacques Daoust
Le lendemain de ces révélations, Jacques Daoust démissionne à titre de ministre des Transports et député de Verdun.

Il maintient sa version des faits : « J'ai toujours dit la vérité, et mes déclarations dans le dossier de la vente des actions de Rona ont été rigoureusement exactes. Je n'avais pas été informé de l'intention des administrateurs de vendre la participation d'Investissement Québec dans Rona, je n'ai pas donné d'autorisation à celle-ci et je n'avais pas à le faire en raison des règles en vigueur à Investissement Québec. »

Le véritable rôle de Pierre Ouellet
L'opposition reste sur sa faim et elle continue de se poser des questions : Pierre Ouellet, l'ancien chef de cabinet de Jacques Daoust, a-t-il pris l'initiative d'autoriser la transaction d'Investissement Québec sans en parler à ses supérieurs? Ou alors, à qui a-t-il demandé une autorisation? Que savait exactement le premier ministre Couillard?
L'ancien chef de cabinet de Jacques Daoust, Pierre Ouellet
L'ancien chef de cabinet de Jacques Daoust, Pierre Ouellet (à droite)
  
PHOTO : RADIO-CANADA
La CAQ réclame la comparution des trois « témoins clés » aux audiences d'aujourd'hui : l'ex-ministre de l'Économie Jacques Daoust, son ancien chef de cabinet, Pierre Ouellet, et l'ex-président et chef de la direction de Rona, Robert Dutton.

Qui comparaît à la commission parlementaire?
La Commission de l'économie et du travail entend aujourd'hui Mario Albert et Yves Lafrance, ex-PDGs d'Investissement Québec, Jean-Claude Scraire et Louis Roquet, ex-présidents du conseil d'administration de la société d'État, et Guylaine Leclerc, vérificatrice générale du Québec.
La Commission doit aussi décider ce matin si elle entendra également Jacques Daoust, Pierre Ouellet et Robert Dutton.
Avec la collaboration du journaliste François Cormier