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mercredi, mai 11, 2016

Les villes ne pourront décréter les conditions de travail

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EXCLUSIF
Publié le 11 mai 2016 à 05h00 | Mis à jour à 05h00
Suzanne Roy, présidente de l'Union des municipalités, lors... (ARCHIVES PC)
Suzanne Roy, présidente de l'Union des municipalités, lors de
 la signature du pacte fiscal 2016-2019 en septembre dernier.
ARCHIVES PC

DENIS LESSARD
La Presse
(Québec) Les villes ont accepté des compressions dans le pacte municipal de l'automne 2015, mais ce qu'elles attendaient en retour n'arrivera pas. Québec n'a pas l'intention de leur accorder le pouvoir de décréter les conditions de travail de leurs employés, même si les négociations débouchent sur un cul-de-sac.
En septembre dernier, les représentants des villes, l'Union des municipalités et la Fédération québécoise des municipalités, avec les villes de Québec et Montréal, avaient pourtant accepté d'encaisser 1,2 milliard de compressions sur quatre ans, contre le pouvoir d'imposer les conditions de travail au terme d'un corridor étroit balisant les négociations avec leurs employés.
Or, le ministre des Affaires municipales Martin Coiteux a clairement indiqué qu'il n'avait pas l'intention de conférer un tel pouvoir aux villes, a indiqué Marc Ranger, directeur adjoint du Syndicat canadien de la fonction publique. « Dans des réunions privées, il nous l'a dit clairement à plusieurs reprises, qu'il ne voulait pas donner aux villes le pouvoir de décréter. Il voulait prendre son temps et examiner toutes les avenues », de souligner le syndicaliste. Relancé hier, le ministre Coiteux a répondu évasivement à une question précise sur le droit des villes d'éventuellement décréter les conditions de travail. « On va respecter l'ensemble de nos engagements », a-t-il soutenu. « J'ai toujours dit qu'on va moderniser le cadre de négociations, et on va le faire », s'est limité à dire le ministre.
Relancé hier, le ministre Coiteux a répondu évasivement à une question précise sur le droit des villes d'éventuellement décréter les conditions de travail. «On va respecter l'ensemble de nos engagements», a-t-il soutenu. «J'ai toujours dit qu'on va moderniser le cadre de négociations, et on va le faire», s'est limité à dire le ministre.
Lors de la signature du pacte fiscal en septembre dernier, le ministre Pierre Moreau avait cautionné le droit des villes de décréter ultimement les conditions de travail. «À la fin de la journée, la décision sera prise par les élus, et non par un arbitre non élu», avait-il soutenu.
En février, Philippe Couillard allait dans le même sens. À une question sur le pouvoir de décréter des villes, il avait soutenu sans détour «le travail est en cours, il va continuer. On va remplir cet engagement, on va aller de l'avant dans la direction qu'on a indiquée».
«Prendre des décisions»
Lors de sa première rencontre avec le maire de Québec, Régis Labeaume, le ministre Coiteux disait que son «engagement est de revoir comment les négociations fonctionnent dans le domaine municipal», Québec veut arriver à « des négociations de bonne foi, de part et d'autre». «Si, au bout du compte, la bonne foi n'existe pas, il faut qu'on puisse prendre des décisions», avait insisté le maire Labeaume.
Le texte qu'ont signé Québec et les villes en septembre 2015 était bien ambigu toutefois: «Dans un contexte de redéfinition des relations Québec-municipalités et d'accroissement de l'autonomie municipale en matière de relations du travail, le gouvernement examinera en consultation avec les intervenants du milieu municipal certains éléments du processus de négociation collective [...] du champ d'application de la Loi sur les relations de travail.»
Québec s'était engagé, insiste l'UMQ
«Sur le principe de décréter les conditions de travail, on n'a pas eu d'indications contraires pour l'instant. Il y a deux jours, le ministre Coiteux a, auprès de nous, réitéré les engagements de l'entente», a souligné Suzanne Roy, présidente de l'Union des municipalités. «Les attentes des municipalités sont là, elles sont claires, c'est la possibilité de décréter [les conditions de travail]», a-t-elle déclaré.
Le gouvernement se retrouvera très bientôt devant ses partenaires de septembre dernier - le premier ministre Couillard doit s'adresser demain au congrès annuel de l'Union des municipalités, M. Coiteux suivra le lendemain. Aujourd'hui même, le ministre Coiteux a une annonce à faire avec la présidente de l'UMQ, Suzanne Roy sur un rapport touchant à l'allègement de la réglementation municipale.
Dès le début, Québec savait qu'il s'avançait sur un terrain légalement précaire. Le gouvernement Couillard était certain de se faire débouter par les tribunaux. Dans des causes provenant de Colombie-Britannique et de Saskatchewan, la Cour suprême a confirmé la légitimité du droit de grève des employés municipaux. Ce droit de grève fait partie intégrante du droit de négocier. Sa suspension suppose la mise en place d'un mécanisme d'arbitrage impartial.
Québec travaille sur une série d'hypothèses quant à un processus d'arbitrage qui aurait à trancher des litiges entre les villes et leurs employés. Les syndicats soupçonnent le retour à une idée ancienne, le «last best offer», où l'arbitre aurait à choisir entre l'ultime proposition patronale ou syndicale. Le Nouveau-Brunswick vient d'opter pour cette voie.
Mais du point de vue de Québec, cette façon de faire, d'y aller en bloc d'un côté ou de l'autre, comporte le risque de faire entrer dans les conventions des dispositions injustifiables. Le mécanisme d'arbitrage pour le monde municipal pourrait tenir compte des intérêts des contribuables, ce qui n'est pas prévu actuellement par le Code du travail.

Nicolas Marceau renonce à briguer la direction du PQ

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Publié le 11 mai 2016 à 07h48 | Mis à jour à 07h48
Le porte-parole en matière de finances du Parti... (PHOTO MARCO CAMPANOZZI, ARCHIVES LA PRESSE)
Le porte-parole en matière de finances du Parti québécois, Nicolas Marceau,
envisageait de briguer la direction du Parti québécois.

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, ARCHIVES LA PRESSE


La Presse Canadienne


Le député Nicolas Marceau ne sera pas candidat à la direction du Parti québécois (PQ).


M. Marceau était en réflexion depuis la démission de Pierre Karl Péladeau la semaine dernière.


Mercredi, sur sa page Facebook, le député de Rousseau, un ancien ministre des Finances, a annoncé qu'il ne serait pas candidat.


Véronique Hivon, députée de Joliette, est la seule candidate entrée officiellement dans la course. Le député de Lac-Saint-Jean, Alexandre Cloutier, qui a terminé deuxième lors de la dernière course, doit annoncer vendredi qu'il se lance.
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Sophie Grégoire Trudeau au Soleil: «J'ai besoin d'aide!»

http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/chroniques/gilbert-lavoie/

Publié le 09 mai 2016 à 22h25 | Mis à jour le 10 mai 2016 à 07h15
Sophie Grégoire Trudeau, qui s'est impliquée dans plusieurs... (Le Soleil, Yan Doublet)
LE SOLEIL, YAN DOUBLET
Sophie Grégoire Trudeau, qui s'est impliquée dans plusieurs causes au cours des dernières années, est inondée de demandes. «C'est difficile de choisir parce que c'est touchant, les gens qui veulent ton aide. C'est épouvantable les lettres que je reçois, les personnes qui souffrent», a-t-elle confié au Soleil.

GILBERT LAVOIE
Le Soleil
(Québec) CHRONIQUE / «Je voudrais être partout, mais je ne peux pas. J'ai trois enfants à la maison, puis j'ai un mari qui est premier ministre. J'ai besoin d'aide. J'ai besoin d'une équipe pour m'aider à servir les gens.»
Sophie Grégoire Trudeau était à Donnacona, lundi, aux côtés de 4600 adolescentes pour le lancement d'une activité de Filleactive, un organisme qui fait la promotion d'un mode de vie sain et actif. Elle en est devenue la porte-parole.
Mais la conjointe du premier ministre, qui s'est impliquée dans plusieurs causes au cours des dernières années, est inondée de demandes. «C'est difficile de choisir parce que c'est touchant, les gens qui veulent ton aide. C'est épouvantable les lettres que je reçois, les personnes qui souffrent. Tu te dis : je vais essayer de transmettre un message qui va rejoindre le plus de gens possible.»
En attendant, Sophie Grégoire Trudeau n'a pas de local à sa disposition à l'édifice Langevin qui abrite le bureau du premier ministre. «J'ai un bureau chez nous sur ma table à dîner. On veut dépoussiérer un peu les vieilles méthodes patriarcales et on veut moderniser l'appareil qui nous permet de servir les gens, parce que les gens veulent qu'on le modernise. Ça, c'est clair dans notre tête. J'ai une personne qui m'aide à recevoir les demandes, à leur répondre, et on en a plus qu'on peut en traiter.»
Pourquoi avoir choisi Filleactive? Elle ne connaissait même pas la fondatrice, Claudine Labelle, une ancienne athlète d'élite qui a créé l'organisme en 2007 pour stimuler les adolescentes de 12 à 17 ans à prendre leur santé en main.
Mais elle a lu son histoire qui l'a touchée : «Je prends souvent mes décisions non seulement sur l'ouverture du coeur, mais aussi sur les faits. Or c'est un fait que les jeunes Canadiennes ne bougent pas assez. C'est un fait que les jeunes Canadiennes ont de la misère à construire une estime d'elles-mêmes sur des valeurs profondes et non pas sur ce qu'on nous présente dans notre culture de compétition, d'individualisme et de comparaison.»
Sophie Grégoire Trudeau a connu des problèmes de désordre alimentaire pendant son adolescence. Elle en a contre certains messages des médias sociaux : «Tu dois avoir l'air de ça, tu dois te comporter comme ça pour être femme ou pour être un gars. Tout ce qui nous restreint dans notre liberté, dans l'expression de ce qu'on est, c'est au détriment de l'être humain.»
Elle en a également contre la normalisation de la violence par rapport à la femme dans les cours d'école. «Il y a une culture non seulement de haine envers soi-même, de comparaison et de compétition, mais aussi de violence envers la femme qui est reliée à la pornographie, aux images d'hypersexualisation dans les médias. Les jeunes filles se retrouvent dans un endroit où elles ne savent pas où grandir, entre étant appelées une prude ou une fille facile.»
Selon elle, les jeunes hommes ont besoin de modèles masculins et féminins pour être interpellés vers les changements qui s'imposent. Comment compte-t-elle faire pour passer ses messages? Elle répond que même si elle allait dans 200 écoles, ce qui «n'est vraiment pas possible», cela ne suffirait pas. «Il y a moyen de transmettre une connexion sincère et une conversation sincère, et là les nouvelles technologies nous aident. Alors j'espère pouvoir les utiliser au maximum.»

Sophie Grégoire Trudeau sur...

Les autochtones
«La cause des femmes autochtones, la cause autochtone point, me touche profondément. Je me souviendrai toujours d'un matin où j'ai appelé mon mari et où je n'étais pas en possession de mes pleurs. Et j'ai dit : "Ça ne se peut pas, ça peut pas continuer comme ça." C'était à cause d'une jeune femme autochtone qui avait été violée et laissée pour morte dans une rivière. C'est notre soeur, c'est nos enfants. Je ne suis pas capable, je suis juste pas capable! Mais on est sur la voie de reconstruction de cette grande relation brisée.»
Les changements climatiques
«Est-ce que ça m'inquiète de voir les grandes corporations qui polluent au détriment des pauvres qui n'ont rien à voir avec la pollution environnementale? Mais bien sûr, et mon mari porte très bien ce message-là. On partage les mêmes valeurs par rapport à ça. C'est clair que les grands problèmes environnementaux nous touchent, non seulement mon chum comme politicien, mais comme êtres humains, des êtres humains amoureux de la nature et de plein air. Ça vient nous chercher creux. Les grands sommets, c'est extraordinaire. Il faut que les grandes instances qui ont de l'influence se réunissent et il y a quand même de bonnes conclusions qui en sont sorties. Ce n'est pas moi, la politicienne, mais j'ose espérer que les gens vont être à la hauteur de leur parole.»
La conciliation travail-famille
«Il y a toujours un prix à payer. Il faudrait que ce prix-là soit moins gros. La femme est encore l'éducatrice centrale de sa famille, le noyau familial, celle qui transmet beaucoup de valeurs aux enfants. Il y a encore un tabou : quelqu'un qui reste à la maison aujourd'hui et qui ne travaille pas à l'extérieur. Ma mère s'est fait poser cette question-là quand elle a arrêté de travailler comme infirmière. Elle nous disait que lorsqu'elle allait dans les soirées pour accompagner mon père dans son travail, les gens la regardaient en voulant dire : "Ben là, on n'a rien à lui dire, elle, si elle reste à la maison..." Voyons donc, comme si ça enlevait un peu d'intelligence et d'intérêt pour la personne à qui on parle!»
Le féminisme
«Ça me fait tellement sourire, cette question-là, parce que pour moi, le mot féministe, ça veut tout simplement dire être au courant, avoir la connaissance de ce qui se passe sur la planète par rapport au déséquilibre hommes-femmes qui est flagrant. Est-ce qu'on peut ne pas être féministe quand on connaît les faits? J'ai de la misère à comprendre ça.»
Le français
«Je suis une amoureuse de la langue française. J'aime beaucoup écrire des chansons, des poèmes, je le fais régulièrement, je suis inspirée constamment.»