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vendredi, juin 19, 2015

Amir Khadir ne pourra éviter la poursuite

http://www.journaldemontreal.com/

Valérie Gonthier
Le député Amir Khadir, du parti Québec solidaire, a échoué dans sa tentative de faire rejeter une poursuite d’un ex-associé de Tony Accurso, qui lui réclamait 300 000 $ en dommages et intérêts.
Marcel Melançon n’a pas apprécié d’être qualifié de «bag man» du Parti Québécois par Amir Khadir sur les ondes du 98,5 FM. En janvier 2014, il l’a poursuivi pour diffamation. Un recours jugé abusif par le député de Québec solidaire, qui s’est tourné vers la Cour supérieure pour faire rejeter cette requête introductive d’instance qui le visait.
En 2013, Melançon a été la cible d’Amir Khadir à deux reprises.
D’abord, en septembre de cette année-là, alors que le député était invité à commenter à l’émission de Benoît Dutrizac les propos de Jacques Duscheneau concernant la prétendue consommation de cocaïne d’André Boisclair.
Khadir avait alors dit que Melançon était «le plus important» collecteur de fonds du Parti québécois et qu’il donnait des «cours 101» de financement illégal.
Quelques semaines plus tard, le député a écrit une lettre d’excuses. Mais peu après, toujours sur les ondes de la même radio, il a qualifié Melançon de «bag man» auprès du Parti québécois dans les années 90.
S’en est alors suivi une poursuite de 200 000 $ en dommages-intérêts compensatoires et 100 000 $ en dommages-intérêts punitifs.
Si Amir Khadir juge que cette requête est «abusive et futile», le Tribunal est plutôt d’avis que la demande de Melançon «peut paraître justifiée en droit».
«Rien dans les agissements [de Melançon] ne démontre sommairement qu’il tente de limiter la liberté d’expression de Khadir en se tournant vers les tribunaux pour l’intimider, l’appauvrir et le faire taire. Il n’y a pas ici de conduite blâmable ni de multiplication malicieuse et inutile des procédures», peut-on lire dans une récente décision de la Cour supérieure.

Dernière journée d'antenne pour Simon Durivage

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/societe/

   La Presse Canadienne
Simon Durivage
Simon Durivage  Photo :  Radio-Canada

Une personnalité bien connue de la télévision francophone, l'animateur Simon Durivage, quittera Radio-Canada aujourd'hui, après avoir animé pour la dernière fois l'émission Le club des ex à ICI RDI.
Simon Durivage a commencé sa carrière à la SRC en 1968. Il a par la suite animé quelques émissions importantes, dont Le Téléjournal et Le point.
Il y a un peu plus de 15 ans, il est allé travailler au réseau TVA pour animer le bulletin de nouvelles de fin de soirée avant de revenir à Radio-Canada en 2002 pour animer l'émission radiophonique Montréal-express.
Simon Durivage, qui aura 71 ans à la fin de l'année, entend demeurer actif malgré son départ de Radio-Canada.

jeudi, juin 18, 2015

Énergie Est : « pas de confusion au PQ », insiste Bernard Drainville

http://ici.radio-canada.ca/regions/est-quebec/

Mise à jour le mercredi 17 juin 2015 à 20 h 40 HAE
Le chef péquiste Pierre Karl Péladeau a répondu aux questions des journalistes mercredi matin à l'Assemblée nationale.
Le chef péquiste Pierre Karl Péladeau

Le Parti québécois, y compris son chef, est contre le projet d'oléoduc Énergie Est, a affirmé mercredi soir son porte-parole en matière d'énergie et de ressources naturelles, Bernard Drainville. « Il n'y a pas de confusion au Parti québécois », a-t-il tranché.
Cette déclaration survient après que le chef péquiste, Pierre Karl Péladeau, eut laissé planer des doutes quant à sa position exacte sur le sujet.
Le chef du PQ a répété à maintes reprises que le projet de pipeline de TransCanada, qui doit traverser le Québec pour transporter du pétrole de l'Alberta, est de juridiction fédérale et que son opinion sur la question compte peu.
Mardi, les députés péquistes Martine Ouellet et Sylvain Gaudreault ont clairement confirmé que le PQ est contre le projet d'oléoduc Énergie Est. Leur chef, cependant, avait plutôt préféré qualifier de « complexe » la situation des hydrocarbures au Québec, ajoutant que ce n'était « pas aussi simple que ça ». 
En entrevue à 24/60, Bernard Drainville a défendu son chef. « Il n'a jamais dit qu'il était pour. [...] Il a fait sa réflexion et il arrive à la conclusion que le projet n'est pas bon pour le Québec », a-t-il insisté.
« Quand PKP dit : c'est pas les Québécois qui décident, [que] ce n'est pas nous qui allons avoir le dernier mot, c'est tout à fait factuel ça », a-t-il poursuivi. 
Même s'il nie toute confusion, le PQ s'est néanmoins senti obligé de clarifier la situation par voie de communiqué mercredi après-midi.
« Nous sommes contre le projet Énergie Est, qui nous sera imposé par les autorités fédérales en faisant fi de la volonté des citoyens quant à la protection de l'environnement, à l'acceptabilité sociale et aux retombées économiques. »— Communiqué de Pierre Karl Péladeau, chef du Parti québécois
Couillard parle « d'incohérence » dans l'opposition
Interrogé sur le sujet mercredi après-midi, le premier ministre Philippe Couillard a parlé d'« incohérence manifeste » dans les rangs de l'opposition.
« Je me souviens également qu'au cours des dernières semaines, M. Péladeau lui-même s'est déclaré fortement en faveur du pétrole comme axe de développement du Québec. On voit qu'il semble y avoir un réalignement actuellement », a-t-il ajouté.
M. Couillard a pour sa part rappelé que le projet devra faire l'objet de toutes les évaluations, y compris du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE).
« On n'est pas contre le projet, mais s'il se réalise, il devra se faire correctement. Dans le respect des communautés, dans le respect de l'environnement et de la sécurité des gens. »— Philippe Couillard

Le premier ministre québécois a également relevé que les solutions de rechange pour le transport du pétrole, par exemple par train, ne sont pas nécessairement meilleures que le transport par pipeline. « C'est la prudence qui va guider notre décision », a-t-il précisé.