dimanche, août 23, 2015

Des tablettes pour les futurs médecins

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Un étudiant en médecine consulte un schema du corps humain sur une tablette électronique.
Les notes de cours et les livres imprimés
 sont maintenant chose du passé à la Faculté de Médecin de l'Université de Sherbrooke.
  Photo :  ICI Radio-Canada

Fini le papier pour les nouveaux étudiants de la Faculté de médecine de l'Université de Sherbrooke.
Un texte de Carl MarchandTwitterCourriel et Pascale LacombeTwitterCourriel
Dorénavant, la vingtaine de cartables de note de cours, ainsi que les nombreux livres achetés durant les quatre années d'études sont remplacés par une tablette électronique, une première au Canada.
« Ça se transporte pas mal plus facilement que trois ou quatre livres qui sont très lourds », lance Maïté Bouchard, une étudiante rencontrée à la séance de remise des appareils, samedi.
Aussi pratique pour le portefeuille
Les étudiants devraient faire une économie potentielle de plus de 3000 $ pour leurs quatre années d'études. C'est la Société des médecins de l'Université de Sherbrooke qui a défrayé les coûts d'achat des quelque 200 appareils, une somme de 70 000 $.
La nouvelle technique d'apprentissage a été testée pendant deux  ans dans le cadre d'un projet-pilote. L'essai a confirmé que les tablettes permettent de maximiser l'apprentissage et l'efficacité en regroupant la matière à un seul endroit. « Le format permet d'entrer dans une poche de sarrau conventionnel. Ça va être pratique de pouvoir réactiver les connaissances antérieures directement au chevet du patient », explique Doan Hoa Do, cardiologue et professeur à la Faculté de médecine.
Une pyramide de cartables de notes de cours.Les nombreux cartables de notes de cours sont du passé à la Faculté de médecine de l'UdeS.  Photo :  ICI Radio-Canada
Mais même pour cette génération qui a grandi avec la technologie, il faudra tout de même des ajustements. « Écrire, faire des flèches, faire des schémas, des trucs comme ça, j'ai hâte de voir comment je vais transposer ça sur la tablette », avoue Maïté Bouchard. « Je suis habituée de toujours utiliser mes livres et toujours imprimer mes documents, alors ce sera une adaptation », ajoute sa collègue Claudia Azuelos.
L'an dernier, environ la moitié des professeurs ont utilisé la nouvelle technologie, ce qui a généré des économies d'impressions d'environ 16 000 $. La Faculté de médecine veut aller encore plus loin et envisage maintenant d'éliminer les examens papier pour les remplacer par des examens en ligne.