dimanche, juin 14, 2015

[MISE À JOUR] 4000 manifestants tenus à l’écart des libéraux

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Les clameurs et les coups de trompette ne sont jamais parvenus aux oreilles des libéraux, protégés qu’ils étaient par un débarquement de policiers de la Ville de Montréal arborant leurs pantalons en camouflage, leur casquette rouge et leurs autocollants portant la mention «on a rien volé».
4000 syndiqués du secteur public

Les clameurs et les coups de trompette ne sont jamais parvenus aux oreilles des libéraux, protégés qu’ils étaient par un débarquement de policiers de la Ville de Montréal arborant leurs pantalons en camouflage, leur casquette rouge et leurs autocollants portant la mention «on a rien volé».

Régys Caron
Alors qu’un contingent d’environ 4000 syndiqués du secteur public manifestait bruyamment, bien à l’écart, trois coins de rue plus loin, les libéraux ont terminé leur congrès d’orientation dans le calme le plus complet en ce dimanche de juin ensoleillé.
Les clameurs et les coups de trompette ne sont jamais parvenus aux oreilles des libéraux, protégés qu’ils étaient par un débarquement de policiers de la Ville de Montréal arborant leurs pantalons en camouflage, leur casquette rouge et leurs autocollants portant la mention «on a rien volé», signifiant leur opposition à une loi sur les régimes de retraite des employés municipaux adoptée il y a six mois.
Le syndicalisme policier s'affichait, ostentatoire, et cotoyait le syndicalisme des employés de l'État, confinés dans un espace restreint. Le message de protestation contre les politiques d'austérité du gouvernement Couillard semblait dérisoire.

Les clameurs et les coups de trompette ne sont jamais parvenus aux oreilles des libéraux, protégés qu’ils étaient par un débarquement de policiers de la Ville de Montréal arborant leurs pantalons en camouflage, leur casquette rouge et leurs autocollants portant la mention «on a rien volé».
4000 syndiqués du secteur public
Dans son discours de fermeture du congrès, le premier ministre Philippe Couillard a promis de garder le cap sur les réductions des déficits budgétaires et de la dette et les lendemains qui chantent par la suite qui s'incarneront à son avis pas la réduction du fardeau fiscal et la prospérité économique.
«L'important c'est d'équilibrer nos finances de façon durable (...) Je suis fier des gestes qu'on a posés et que nous poserons, du courage d'exposer la réalité telle qu'elle est (...) Il faut réaliser l'équilibre et nous libérer de ces cycles incessants de compressions. Pour ça il faut changer profondément les choses», a dit le chef libéral.
Philippe Couillard s'est aussi porté à la défense des deux projets de loi sur la radicalisation et la neutralité de l'État. «Le vrai problème de la radicalisation, c'est pas le linge que les gens portent, c'est les 10 jeunes qui ont été arrêtés à l'aéroport alors qu'ils partaient en Syrie. C'est ça le véritable en jeu; c'est l'égalité entre les femmes et les hommes, principe fondamental, c'est l'accès à l'emploi pour tous quelle que soit l'origine.»
L'âge de la retraite
 
Les libéraux ont décidé de repousser l'âge de la retraite sans être le moindrement inquiétés. La proposition déposée par la commission politique du PLQ a cependant été adoucie. Le terme «augmentation graduelle de l'âge de la retraite» a été biffé pour être remplacé par le mot «adaptation». De même, le congrès a accepté que certains types d'emplois, physiquement exigeants (construction, mines, foresterie, mécaniciens) soient considérés comme des exceptions.
Le débat a donné lieu à des échanges lourds de sens. «Il y aura de moins en moins de travailleurs, de plus en plus de retraités. Il ne faut pas sacrifier la génération Y, dont je suis. Il me semble que nous sommes toujours moins nombreux dans les débats», a soumis le militant Charles Poulin, de la circonscription de Saint-François.
Le congrès libéral a donné lieu à la modification du mode d'électoral du chef du Parti. Les successeurs de Philippe Couillard seront élus au suffrage universel, comme au Parti québécois, en remplacement de l'élection par des délégués. Les jeunes membres du PLQ, âgés de moins de 25 ans, détiendront 33% du vote.