samedi, mai 16, 2015

Pierre-Karl Péladeau nouveau chef du Parti Québécois

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Publié par La Presse Canadienne le vendredi 15 mai 2015 à 20h29. Modifié par Jacques Thériault à 23h49.
Pierre-Karl Péladeau nouveau chef du Parti Québécois
P.K. Péladeau à son arrivée au Centre des congrès de Québec en compagnie de sa famille./
PC - Jacques Boissinot
Québec - Pierre-Karl Péladeau est le nouveau chef du Parti Québécois. Il a été élu avec 57,58 % des votes. Alexandre Cloutier a terminé au deuxième rang, il a reçu 29,21% des votes. Martine Ouellet, troisième, a obtenu l'appui de 13,21 % des votants. Le taux de participation a été de 72,9%.

Monsieur Péladeau succède à Pauline Marois qui avait démissionné le soir de la sévère défaite électorale du 7 avril 2014.
P.-K. Péladeau appelle au rassemblement des forces souverainistes
 
 
 
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Le nouveau chef péquiste Pierre Karl Péladeau, a lancé un appel à recréer une grande coalition de souverainistes, pour faire passer le Québec à la prochaine étape vers l'indépendance. Dans un discours qui a suivi l'annonce de sa victoire, il a affirmé qu'il avait obtenu un mandat clair des militants qui ont exercé leur vote au cours des trois derniers jours.

«Voilà longtemps que nous avons eu une confiance aussi solide en notre option, a-t-il déclaré. Chers membres du Parti québécois, vous m'avez confié un mandat clair: faire du Québec un pays.»

M. Péladeau a insisté sur l'importance de rassembler les souverainistes afin de contrer les fédéralistes qui profitent de la division du mouvement.

«Si nous formons l'opposition aujourd'hui, si nous laissons à d'autres le soin de gouverner le pays, si le Parti libéral du Québec est au pouvoir actuellement, force est d'admettre que les tenants du fédéralisme et les partisans du statu quo profitent de nos divisions, a-t-il dit. Il est dans l'intérêt de nous tous d'y mettre fin et de placer l'intérêt supérieur du Québec avant nos ambitions personnelles.»

M. Péladeau a affirmé que la «grande coalition pour l'indépendance doit renaître».

M. Péladeau, député depuis à peine un an, a réussi à être élu chef dès le premier tour de scrutin, succédant ainsi à Pauline Marois.

Ses deux derniers adversaires en lice, Alexandre Cloutier et Martine Ouellet, n'ont pas pu forcer le deuxième tour tant espéré pour contrer M. Péladeau, âgé de 53 ans, qui est demeuré favori dans la course malgré son inexpérience.

M. Cloutier, un avocat de 37 ans qui est député péquiste depuis 2007, a obtenu 29,21 pour cent des appuis, contre 13,21 pour cent pour Mme Ouellet, une ingénieure mécanique de 46 ans à l'Assemblée nationale depuis 2008.

Alors que Mme Ouellet a prévenu qu'il n'y aurait pas de place sur l'échiquier pour un PQ qui irait vers la droite, M. Péladeau a situé son orientation dans la continuité.

«Je veux que le Québec avec le PQ demeure à l'avant-garde et persiste dans le progressisme dans lequel il a toujours été engagé», a-t-il dit.

Lors d'un point de presse qui a suivi, M. Péladeau a répété son engagement à placer son bloc de contrôle d'actions du conglomérat Québecor dans une fiducie.

Le nouveau chef, qui n'a pas spécifié d'échéancier pour compléter cette opération, a toutefois précisé que la nature de ses actifs nécessitera des autorisations d'organismes fédéraux.

«(Étant donné que) la grande majorité des activités de Québecor se situe en télécommunications, en télédistribution et en télédiffusion et que le titulaire d'une licence est nommément désigné, puisqu'il y aura un mandataire ou un fiduciaire, nous devrons obtenir l'autorisation des autorités compétentes, que ce soit Industrie Canada ou le CRTC.»