mercredi, mai 11, 2016

L'inquiétude monte chez les travailleurs du secteur pétrolier de Fort McMurray

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PUBLIÉ AUJOURD'HUI À 5 H 09 | Mis à jour à 6 h 04
La mine Syncrude Aurora
Vue aérienne de la mine Syncrude Aurora de sables bitumineux dans la forêt boréale
 au nord de Fort McMurray. 
 
PHOTO : JIRI REZAC - GREENPEACE / JIRI REZAC
Michel Provencher
Michel Provencher   PHOTO : ICI RADIO-CANADA/RAPHAËL BOUVIER-AUCLAIR
Pour bien des employés du secteur pétrolier, la catastrophe naturelle à Fort McMurray a soufflé sur les braises de l'incertitude qui les habitent depuis un bon moment. Ces derniers mois, avec la chute des prix du pétrole, les pertes de revenus et les pertes d'emploi se sont multipliées.
Pour l'instant, il est difficile de mesurer l'impact économique qu'aura eu l'arrêt d'une partie de la production pétrolière en Alberta. La diminution de production est estimée à un million de barils de pétrole par jour depuis que le feu a atteint Fort McMurray la semaine dernière.

Si cela avait continué pendant un mois ou deux, il y aurait eu un effet considérable sur le produit intérieur brut.Rachel Notley, première ministre de l'Alberta
Déjà 18 655 personnes ont utilisé le code fourni par Ottawa en raison des feux de forêt pour faire une demande d'assurance-emploi. 
Pour les entrepreneurs qui reçoivent des contrats des grandes entreprises du secteur énergétique, la catastrophe à Fort McMurray s'ajoute aux inquiétudes.
Francis Leclerc est propriétaire d'une entreprise qui effectue des entretiens pour des compagnies du secteur pétrolier. Il craint que ces contraintes financières n'encouragent ses partenaires à diminuer leurs recours à des sous-traitants.

Déjà que beaucoup de compagnies opéraient avec peu de profits ou même avec des pertes, cela va augmenter leurs coûts.Francis Leclerc, propriétaire Northstar Oilfield Maintenance
Au cours des prochaines semaines, les gestes des grands joueurs de l'industrie et du gouvernement albertain seront suivis de près par les travailleurs du secteur pétrolier.
« Pour les projets des pétrolières, je pense que ça va être mis sur la glace », dit Francis Leclerc en évoquant de possibles projets d'expansion des entreprises énergétiques albertaines.