jeudi, avril 14, 2016

Laval: la dépression post-partum a-t-elle mené au pire?

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Un bébé de seulement 12 jours a été retrouvé mort dans une résidence de la 57e avenue, dans le secteur de Laval-Ouest, le 13 avril 2016, à Laval.

14-04-2016 | 09h17

LAVAL - Est-ce la dépression post-partum qui a poussé une nouvelle maman de Laval à se jeter dans la rivière des Mille Îles après la mort de son poupon?
«Mettre au monde un enfant est la plus grosse crise hormonale dans la vie d'une femme, ça peut débalancer la chimie du cerveau au niveau des zones de l'humeur et de la pensée», a expliqué le psychologue Gilles Vachon à LCN.
Et ce débalancement peut provoquer un peu de dépression. «Les femmes vont nous parler du "baby blues" qui va arriver deux à trois semaines après l'accouchement et ça peut aller aussi jusqu'à la psychose post-partum, mais c'est extrêmement rare», a ajouté M. Vachon.
Une femme sur 12 ressent les effets des hormones, du "baby blues". Quant à la psychose post-partum, elle est beaucoup plus rare. «C'est un cas sur 2000 ou 2500. Elle arrive beaucoup plus rapidement et de façon beaucoup plus sournoise. Il y a perte de contact avec la réalité. Les néonaticides - les meurtres d'enfants - sont le fait de femmes dans 100% des cas», a précisé le psychologue.
Qu'a-t-il pu arriver à Laval mercredi quand la femme de 39 ans a mis fin à ses jours? Le petit est-il décédé de causes naturelles? La mère dépressive s'en est-elle prise à son nouveau-né? Les autopsies qui seront pratiquées sur les corps de la mère et de son enfant, jeudi, devraient permettre à la police d'en savoir davantage.
Le psychologue rappelle que le "baby blues" a augmenté de 50% en 20 ans pointant le fait que les femmes ont moins d'aide qu'avant de la part des proches après la naissance.
«Les femmes veulent tout faire toutes seules et n'acceptent pas facilement l'aide. L'aide n'est pas beaucoup là non plus. Ça pourrait maximiser la dépression post-partum. Mais ce n'est pas ça qui amène à la psychose.
La psychose c'est un bouleversement hormonal majeur, une perte de contact avec la réalité, il faut en détecter les signes. Si on a une conjointe qui présente ces signes, il faut demander de l'aide», a mentionné le psychologue.