lundi, mars 14, 2016

Marois appelle Couillard à ne pas « laisser tomber » les services de garde

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Mise à jour le lundi 14 mars 2016 à 8 h 00 HAE
L'ex première ministre du Québec, Pauline Marois
L'ex première ministre du Québec, Pauline Marois  Photo :  Radio-Canada/Stéphanie Dufresne

L'ancienne première ministre du Québec, Pauline Marois, interpelle Philippe Couillard, dans une capsule vidéo de la centrale syndicale CSN, pour qu'il se porte à la défense du réseau des services de garde publics.
« M. le premier ministre, vous avez entre les mains un véritable joyau », plaide l'ex-leader péquiste, qui avait mis sur pied les centres de la petite enfance (ou CPE) en 1997, alors qu'elle était ministre de l'Éducation dans le gouvernement de Lucien Bouchard.
Mme Marois effectue cette sortie publique dans le cadre d'une série de sept capsules vidéo de la CSN pour dénoncer les compressions budgétaires du gouvernement Couillard.
« Ce joyau a permis de faire reculer la pauvreté chez les femmes chefs de famille monoparentale, chez les femmes immigrantes, chez les familles », poursuit Mme Marois dans la vidéo. « Et il a assuré une égalité de service et une égalité des chances pour tous nos petits et il offre des programmes de qualité à ceux et celles qui sont notre avenir et notre espoir. »
« M. Couillard, ne les laissez pas tomber. »— Pauline Marois

La capsule vidéo fait partie d'une campagne de la centrale syndicale qui mise sur la popularité de sept personnalités des milieux artistique et politique pour faire pression sur le gouvernement libéral de Philippe Couillard.
La CSN fait également circuler des dizaines de milliers de cartes postales dans les familles québécoises et dans certains milieux de travail - notamment dans les CPE - afin de les déposer à l'Assemblée nationale à la veille du dépôt du budget provincial.
Le gouvernement Couillard a imposé des compressions budgétaires de 120 millions de dollars dans le réseau des CPE en plus d'en avoir augmenté les tarifs, qui sont désormais modulés selon les revenus des ménages.