dimanche, mars 13, 2016

Deux autres discours de Trump perturbés en Ohio et au Missouri

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 Mise à jour le samedi 12 mars 2016 à 21 h 01 HNE  Radio-Canada avec Associated Press, Agence France-Presse et Reuters
Donald Trump lors d'un discours en Ohio
Donald Trump lors d'un discours en Ohio  Photo :  GI/Ty Wright

Après Chicago, deux autres discours du candidat à l'investiture républicaine Donald Trump ont été perturbés samedi par des manifestants près de Dayton, en Ohio et à Kansas City, au Missouri.
D'abord, en Ohio, un protestataire a tenté de monter sur la scène où le milliardaire livrait son discours. Quatre agents des services secrets se sont aussitôt précipités pour entourer et protéger Donald Trump.
L'homme, vêtu d'un t-shirt noir et d'un jeans, a été maîtrisé et emmené hors de la salle et l'orateur a pu poursuivre son discours.
« J'étais prêt à me défendre contre lui », a lancé M. Trump, défiant, mais visiblement ébranlé.
Un manifestant arrêté lors d'un discours de Donald Trump en OhioUn manifestant arrêté lors d'un discours de Donald Trump en Ohio 
Photo :  William Philpott / Reuters
Puis, la sécurité renforcée à Kansas City n'aura pas réussi à prévenir d'autres perturbations.
Seulement quelques minutes après le début du discours de M. Trump, des dizaines de manifestants ont été expulsés de la salle. À l'extérieur, la police du Missouri a même utilisé des vaporisateurs à base de poivre de Cayenne afin de les maîtriser, d'après des images circulant sur les réseaux sociaux. 
À l'intérieur de la salle, les militants semblaient être dispersés partout dans les gradins. Même le milliardaire semblait surpris du nombre de contestataires.
M. Trump a été interrompu plusieurs minutes, mais il n'a pas cessé de parler pour autant. Il a ridiculisé les manifestants, les traitant de « petites voix faibles » et les encourageant à « retourner à leur maman ».
Il a répété aux gardiens de les « sortir », ajoutant qu'il n'était pas pressé et qu'il avait tout son temps. M. Trump a cependant dit aux agents de sécurité de ne pas blesser les manifestants.
Des protestataires ont interrompu le discours de Donald Trump à Kansas City le samedi 12 mars 2016.Des protestataires ont interrompu le discours de Donald Trump à Kansas City 
le samedi 12 mars 2016.  Photo :  Dave Kaup / Reuters
Un autre rassemblement de M. Trump, prévu dimanche à Cincinnati, a été annulé. L'équipe du candidat républicain affirme que les services secrets n'ont pas réussi à sécuriser le site à temps.
Par ailleurs, Ted Cruz a remporté 9 des 12 délégués en jeu samedi lors de l'élection primaire au Wyoming. Avec 460 délégués Donald Trump, demeure toutefois en tête, suivi de M. Cruz (369), Marco Rubio (153) et John Kasich (54).
La faute à Sanders
Donald Trump affirme que les échauffourées qui ont mené à l'annulation d'un rassemblement, vendredi à Chicago, ont été provoquées par les partisans du candidat démocrate Bernie Sanders, qu'il a qualifié de communiste.
Les manifestants ont mené une « attaque planifiée », a lancé le candidat, lors de son discours à Dayton.
Bernie Sanders a répliqué en accusant M. Trump d'être un candidat qui promeut la haine et la division. « Donald Trump démontre aux Américains qu'il est un menteur pathologique. Évidemment, je suis conscient que certains de mes partisans étaient présents lors du rassemblement de Trump à Chicago, mais notre campagne n'a pas organisé ces manifestations. »
Des rassemblements de plus en plus houleux
Plusieurs républicains accusent Trump d'avoir créé un climat de confrontation avec ses déclarations incendiaires, notamment sur l'immigration et l'islam. Le candidat républicain et gouverneur de l'Ohio, John Kasich, l'accuse de « jouer sur les peurs de la population ».
M. Trump rejette ces accusations et affirme que ses discours enflammés ne sont pas à l'origine de ces perturbations.
Des manifestants ont interrompu à plusieurs reprises le discours de Donald Trump lors d'un autre rassemblement, vendredi à Saint Louis, dans le Missouri. Une trentaine de personnes y ont été arrêtées. M. Trump a alors raillé les manifestants, les incitant à « retourner chez eux et à trouver du travail ».
Mercredi, un partisan du milliardaire, John McGraw, 78 ans, a été inculpé après avoir frappé un manifestant noir lors d'un rassemblement en Caroline du Nord.
Le 23 février, Donald Trump a aussi déclaré qu'il aimerait « donner un coup de poing dans la figure » d'un manifestant.
Barack Obama déplore les violences
Les politiciens qui aspirent à diriger les États-Unis ne devraient pas diviser les Américains, a déclaré le président américain samedi. Ceux qui tiennent ce type de discours polémique ne méritent pas le soutien du public, a-t-il ajouté, sans directement mentionner l'incident à Chicago. Barack Obama demande aux candidats de mettre fin aux insultes, aux violences et aux divisions fondées sur la race ou sur la foi.
« Ce sur quoi les gens en course pour la présidence devraient se concentrer, c'est comment peut-on faire pour que cela aille encore mieux. Pas d'insultes ni de railleries de cour d'école, pas de divisions fondées sur la race et la foi, et certainement pas de violences contre d'autres Américains », a demandé le président américain.
La démocrate Hillary Clinton a pour sa part reproché à M. Trump d'avoir un comportement de pyromane. « Si vous jouez avec le feu, vous allez causer un incendie incontrôlable. Cela ne s'appelle pas gouverner. C'est jouer au pyromane politique », a-t-elle dit.
La Floride, l'Illinois, le Missouri, l'Ohio et la Caroline du Nord votent mardi pour les primaires.