dimanche, février 21, 2016

Couillard, champion du libre-échange

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En visite aux États-Unis, le premier ministre québécois défend le libre marché

20 février 2016 |Yves Schaëffner - La Presse canadienne | Québec
Le premier ministre Couillard dit avoir notamment fait des progrès sur le projet d’installer des centres de pré-dédouanement à l’aéroport de Québec et à la gare centrale de Montréal
Photo: Sait Serkan Gurbuz Associated Press
Le premier ministre Couillard dit avoir notamment fait des progrès sur le projet d’installer des centres de pré-dédouanement à l’aéroport de Québec et à la gare centrale de Montréal
Pour sa première visite à Washington, vendredi, le premier ministre Philippe Couillard s’est positionné comme un champion du libre-échange devant des gens d’affaires ainsi qu’avec Michael Froman, le représentant américain au Commerce.
 
« C’est de la musique à nos oreilles de vous entendre parler de l’importance du libre-échange et du libre marché », lui a répondu Jodi Hanson Bond, vice-présidente de la Chambre de commerce des États-Unis.
 
Centres de prédédouanement
 
Concernant sa rencontre avec Michael Froman, qui dirige l’organisme en charge de négocier et d’administrer les accords commerciaux aux États-Unis, le premier ministre a dit avoir fait des progrès sur le projet d’installer des centres de prédédouanement à l’aéroport de Québec et à la gare centrale de Montréal. « Le signal est positif, a précisé M. Couillard. La question à l’aéroport de Québec semble très bien aller. À la gare [de Montréal], c’est un peu plus compliqué, mais cela va bien aussi. On peut être optimiste qu’on va être capable de régler ces questions, ce qui va être un gros avantage non seulement pour nos voyageurs, mais également pour les transports de marchandises. » Ces centres permettraient que des douanes soient installées à même l’aéroport de Québec et la gare de Montréal, comme c’est déjà le cas à l’aéroport Pierre-Elliott Trudeau.
 
Un autre accord forestier
 
Avec le représentant américain au Commerce, Philippe Couillard affirme avoir aussi abordé la question de l’industrie forestière, alors que l’Accord sur le bois d’oeuvre est échu. « Il faut en renégocier un autre et ça, c’est très important pour nous. Alors, j’ai fait la promotion de notre régime forestier et de notre industrie forestière », a-t-il dit.
 
Dans la foulée, il a ajouté avoir défendu l’industrie laitière québécoise lorsqu’il a été question du libre-échange et du projet de Partenariat transpacifique (PTP). « J’ai pris un temps particulier pour parler de notre système de gestion de l’offre dans l’industrie laitière, pourquoi c’est important pour les petites exploitations agricoles, comme chez nous au Lac Saint-Jean, et pourquoi on y tient beaucoup », a dit M. Couillard.
 
Alors que le projet de PTP est fort controversé aux États-Unis, plusieurs candidats aux élections présidentielles s’y opposant, le premier ministre a rappelé que le Québec est historiquement « un peuple qui accueille favorablement le libre-échange ».
 
Devant une soixantaine de membres de la Chambre de commerce américaine, Philippe Couillard a également vanté les avantages du Québec et les opportunités d’investissement qu’il représente. Comme toujours à l’étranger, il a fait la promotion du Plan Nord et a vanté l’hydroélectricité québécoise. Un sujet qu’il a également abordé plus tard dans la journée lors d’une rencontre avec l’administratrice de l’Agence américaine de protection de l’environnement et lors d’un discours devant le groupe de réflexion Resources For The Future.
 
Le premier ministre, qui devait rencontrer le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, vendredi après-midi, comptait notamment discuter du rôle plus important qu’Hydro-Québec devrait jouer sur la scène internationale. « On a une expertise immense parce qu’on est le quatrième producteur au monde en hydroélectricité. Il faut utiliser cette expertise », a-t-il plaidé en point de presse.
 
Finalement, le premier ministre devait conclure son séjour à Washington en soirée par une rencontre informelle avec des gouverneurs d’États américains. Bon nombre d’entre eux sont dans la capitale américaine à l’occasion d’une réunion de l’Association nationale des gouverneurs.