jeudi, février 25, 2016

Arrêtons la péréquation pour « les libéraux du Québec », dit un chroniqueur conservateur

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Mise à jour le jeudi 25 février 2016 à 16 h 46 HNE
Ezra Levant, ancien commentateur politique de Sun News et propriétaire du site conservateur The Rebel
Ezra Levant, ancien commentateur politique de Sun News et propriétaire du site conservateur The Rebel  Photo :  PC/Pawel Dwulit

Le chroniqueur controversé Ezra Levant demande de mettre un terme aux paiements de péréquation versés « aux libéraux du Québec ».
L'ex-commentateur de Sun News a lancé une campagne en français sur son site The Rebel. Le maire de Montréal Denis Coderre, opposé au projet d'oléoduc Énergie Est, y est particulièrement critiqué.
« Coderre et les autres libéraux du Québec profitent déjà de l'industrie pétrolière du Canada pendant que l'Ouest fait le travail », est-il écrit sur le site. « Selon vous, qui paie pour assurer des places économiques et subventionnées dans les garderies du Québec? Qui paie pour les universités à faibles frais de scolarité et les méga-hôpitaux luxueux de la province ? », souligne le billet.
Affiche de la campagne Rien de plusLa campagne Rien de plus s'en prend à Denis Coderre.  Photo :  The Rebel
S'il est construit, le pipeline Énergie Est traverserait les Prairies, l'Ontario et Québec afin d'acheminer le pétrole de l'Ouest canadien vers l'Atlantique. Le maire de Montréal soutient que le projet comprend des risques importants pour l'environnement et peu de retombées économiques. Sa position avait déçu la première ministre albertaine Rachel Notley.
Denis Coderre a réagi aux propos de The Rebel en minimisant les tensions entre l'Est et l'Ouest du pays. « Le problème est pas la relation entre les régions et puis on jouera très certainement pas le jeu du diviser pour régner pour essayer de mettre de l'huile sur le feu », a-t-il répondu.
Le chroniqueur conservateur Ezra Levant a plusieurs fois défrayé la chronique. Il a récemment lancé une pétition intitulée « Notley is a bully » (« Notley est une intimidatrice »), après que la dirigeante eut banni ses correspondants de conférences de presse, sous prétexte qu'ils n'étaient pas des journalistes.
Il fait aussi face à deux avocats qu'il avait publiquement critiqué lorsqu'il était présentateur à Sun News.