dimanche, décembre 13, 2015

Menace djihadiste : deux Syriens arrêtés à cause d'un pneu crevé

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Les deux hommes ont été interpellés dans le cadre de l'alerte contre une menace djihadiste et sont toujours en détention provisoire.



Publié le  - Modifié le  | Le Point.fr
Policier armé à l'Aéroport de Genève le 12 décembre 2015. AFP / Richard Juilliart

Deux Syriens ont été arrêtés à cause d'un pneu crevé, écrit le journal Le Matin dimanche, dans sa dernière édition. Ils ont été interpellés vendredi en Suisse dans le cadre de l'alerte contre une menace djihadiste. Les deux hommes, actuellement en détention provisoire, ont en effet crevé le pneu de leur voiture sur une route menant à Genève, et leur voiture était stationnée sur le bas-côté, le temps de changer la roue, ajoute le journal. Le jour précédent, ils avaient dormi dans un hôtel proche de la frontière franco-genevoise, selon Le Matin dimanche. Le Ministère public de la Confédération suisse a ouvert une enquête à leur encontre pour "soupçons de fabrication, dissimulation et transport d'explosifs". La police a en effet trouvé dans le coffre de la voiture des traces d'explosifs.
Ces deux personnes ont été interpellées vendredi pendant un contrôle de la gendarmerie alertée par "leur comportement" et "leur nationalité", avait expliqué samedi le procureur général du canton de Genève Olivier Jornot, sans donner davantage de précisions. Les autorités suisses soupçonnent aussi les 2 hommes, qui ne parlent pas français, d'appartenir au groupe État islamique ou à Al-Qaïda. Ces deux personnes n'ont cependant aucun lien a priori avec les personnes recherchées activement depuis mercredi dernier à Genève en raison de leurs liens supposés avec le groupe État islamique, et dont les photos floutées ont été diffusées par la police, tandis qu'une photo les montrant la barbe non taillée, assis en rang, l'index en l'air, et le visage flouté a été reproduite par certains médias.
Le canton de Genève a déclenché mercredi le niveau 3 (sur 5) d'alerte, après avoir reçu des informations sur une menace terroriste. Les Syriens ont dit à la justice avoir récemment acheté leur voiture, dont les numéros d'immatriculation n'ont pas été révélés. Ils assurent également être entrés sur le territoire suisse le jour de leur interpellation.