mardi, décembre 15, 2015

Lachance se qualifie de «victime»

http://www.985fm.ca/national/nouvelles/

Publié par Léandre Drolet pour 98,5 fm le lundi 14 décembre 2015 à 19h24. Modifié par Charles Payette le mardi 15 décembre 2015
Lachance se qualifie de «victime»
Renaud Lachance/Cogeco Nouvelles
MONTRÉAL - Renaud Lachance est sorti de son mutisme et se défend d'avoir voulu protéger le gouvernement libéral lors de la rédaction du rapport de la Commission Charbonneau dont il est l'un des deux signataires.

Dans une lettre ouverte intitulée «Victime de ma rigueur» transmise à de nombreux médias, M. Lachance écrit que le moment «de remettre les pendules à l'heure» est venu.
On en parle en ondes :
Écouter
Mis en ligne le mardi 15 décembre 2015 dans Puisqu'il faut se lever avec Pierre-Yves McSween
Écouter
Mis en ligne le mardi 15 décembre 2015 dans Puisqu'il faut se lever avec Jean Lapierre
L’ex-vérificateur général du Québec maintient sa dissidence du rapport final en mentionnant que la commission n'avait pas établi de lien entre le financement politique et les octrois de contrats publics.
«J'entends et je lis des commentaires me concernant d'une grande agressivité, souvent plus grande que celle exprimée envers des acteurs de la corruption ou de la collusion, écrit-il. Je crois que le temps est venu de mettre les pendules à l'heure.»
M. Lachance note que le poste de vérificateur général du Québec qu'il a occupé de juin 2004 à novembre 2011 «exige une totale neutralité politique». Il rappelle qu'à l'époque, personne ne lui a reproché d'être «tendre ou peu critique envers la gestion gouvernementale, bien au contraire».
«Je suis une personne apolitique, rigoureuse, intègre et surtout qui n'espère rien en retour, mentionne-t-il. Certains m'accusent d'être à la solde du gouvernement dirigé par le même parti que celui en place pendant toutes les années où j'étais vérificateur général. Quelle hérésie!»
M. Lachance s’en prend au reportage d’Enquête de Radio-Canada qui a dévoilé entre autres, jeudi, qu’une vive tension existait avec la présidente France Charbonneau.
Il accuse ses détracteurs d'avoir déclenché une chasse aux sorcières dont il semble être la principale cible. Il se demande s'il n'y a pas lieu à la place «de parler de choses plus sérieuses comme les stratagèmes frauduleux identifiés par la commission et les recommandations faites pour y remédier.»
Finalement, le commissaire mentionne qu’il n’émettra plus aucun commentaire concernant la Commission Charbonneau, car «mon devoir de confidentialité l'exige».
(Avec La Presse Canadienne)