mercredi, novembre 25, 2015

PETITE HISTOIRE DE LA CORRUPTION DU PLQ

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De retour d'ou nous ne sommes jamais partis...

Le PLQ Ă©tait corrompu sous Simon-NapolĂ©on Parent qui a Ă©tĂ© premier ministre de 1900 Ă  1905. Ce libĂ©ral, ami des grosses compagnies Ă©trangères, donnait dĂ©jĂ  nos ressources naturelles aux plus grands graisseux de patte de politiciens qui existaient alors ; cette pratique n’a donc pas commencĂ© avec le plan Nord de Jean Charest que Philippe Couillard se propose de relancer, oh que non ! Ça fait plus d’un siècle que les libĂ©raux retournent l’ascenseur aux amis du rĂ©gime.

Parent, qui est entrĂ© en politique pauvre comme Job et en ressortit riche comme CrĂ©sus, a Ă©tĂ© accusĂ© de s’ĂŞtre enrichi, lui personnellement, en favorisant de riches marchands du bois. ConsĂ©quence : il dĂ©missionna en 1905.

Il fut remplacĂ© par Lomer Gouin, un autre bon libĂ©ral, ami de Wilfrid Laurier, premier ministre canadien d’obĂ©dience libĂ©rale lui aussi. Gouin dirigea les destinĂ©es du QuĂ©bec de 1905 Ă  1920. Comme tout bon libĂ©ral, la corruption faisait partie de son quotidien. Le gouvernement Gouin sĂ©lectionnait les amis du rĂ©gime lorsque venait le temps d’accorder de lucratifs contrats gouvernementaux. Ce qu’on apprend Ă  la commission Charbonneau ces mois-ci, ce n’est donc rien de neuf !

Le cas de fraude le plus patent de l’Ă©poque Gouin se dĂ©roula dans la rĂ©gion de Trois-Rivières. Le gouvernement avait prĂ©vu la construction d’un barrage hydroĂ©lectrique sur la rivière Saint-Maurice. Un projet d’un million et demi de dollars. L’entrepreneur canadien-français Joseph Gosselin avait soumissionnĂ© Ă  80 000$ moins cher que la St-Maurice Construction company, une filiale de la très Ă©trangère Shawinigan Water and Power.

Selon les règles, c’est Gosselin qui aurait dĂ» obtenir le contrat. HĂ© bien non ! C’est plutĂ´t la compagnie Ă©trangère qui dĂ©crocha le contrat, et ce, parce qu’elle en menait très large dans ce QuĂ©bec libĂ©ral ! Elle savait Ă  quelle porte frapper pour obtenir ce qu’elle voulait des politiciens vĂ©reux qui n’attendaient que cela pour mieux prĂ©voir leur retraite dorĂ©e.

Sous le règne de Gouin, on assista aussi Ă  des manigances dans le cadre de la construction de la prison de Bordeaux. Au dĂ©part, le gouvernement Gouin avait annoncĂ© que le projet coĂ»terait 750 000$ aux contribuables. En cours de route, des journalistes s’aperçurent que la facture se chiffrait dĂ©jĂ  Ă  3.5 millions$, et la prison n’Ă©tait pas mĂŞme complĂ©tĂ©e, permettant Ă  tous et chacun de comprendre que la facture n’avait pas fini de grimper.

L’opposition dĂ©montra que les amis du rĂ©gime libĂ©ral gonflaient les factures et construisaient n’importe comment la prison (ça rappelle les entrepreneurs vĂ©reux d’aujourd’hui qui mal construisent nos routes et nos infrastructures de façon Ă  pouvoir les rĂ©parer plus tĂ´t que tard) . Les entrepreneurs de cette Ă©poque et proches des libĂ©raux profitaient des fonds publics pour remplir leurs portefeuilles, quoi !

Gouin se dĂ©fendit en refusant de donner les dĂ©tails du projet de Bordeaux, prĂ©textant qu’en temps de guerre, ce n’Ă©tait pas une bonne chose Ă  faire ( !!!) Constatant pareilles inepties, le journaliste Jules Fournier rebaptisa Gouin-le-libĂ©ral « le premier ministre des contracteurs ».

L’opposition mit Ă©galement au jour le fait que le gouvernement Gouin usait de la stratĂ©gie dite de la « barrière de pĂ©age » pour financer la caisse Ă©lectorale du parti. Le procĂ©dĂ© Ă©tait bien simple. Si tu voulais une loi, il s’agissait de payer pour l’obtenir, en accordant des pots-de-vin aux membres du gouvernement. Dans ce dossier, le libĂ©ral chargĂ© de recevoir les enveloppes brunes Ă©tait le dĂ©putĂ© Joseph-Octave Mousseau, responsable de l’adoption des bills privĂ©s.

C’est le journal Montreal Daily News, grâce Ă  de l’Ă©coute Ă©lectronique (une première en la matière au QuĂ©bec) qui parvint Ă  faire Ă©clater l’affaire. Gouin tenta par tous les moyens de remettre le couvercle sur la marmite en mettant sur pied une commission d’enquĂŞte dont il confia la prĂ©sidence… au libĂ©ral notoire Louis-Alexandre Taschereau.

Après bien des dĂ©libĂ©rations qui indisposèrent les libĂ©raux, le dĂ©putĂ© Mousseau fut reconnu coupable ; mais il ne fut jamais traduit devant les tribunaux pour Ă©coper d’une sentence bien mĂ©ritĂ©e. C’est que le premier ministre Gouin, lui qui Ă©tait Ă©galement procureur gĂ©nĂ©ral du QuĂ©bec, en avait dĂ©jĂ  assez entendu, il s’assura donc de clore l’affaire au plus vite sans recourir aux tribunaux, au grand dam des justiciers de l’Ă©poque. Dans les pages du Devoir, Henri Bourassa fit connaĂ®tre sa colère et dĂ©nonça ce gouvernement corrompu jusqu’Ă  la moelle.

Lomer Gouin, entrĂ© en politique quĂ©bĂ©coise pauvre comme bien d’autres, la quitta en 1920 plus riche que jamais. Pour les libĂ©raux, la politique, c’est toujours payant.

Gouin fut remplacé par un autre libéral corrompu : Louis-Alexandre Taschereau (1920-1936).

Très rapidement, le gouvernement Taschereau a Ă©tĂ© accusĂ© de favoritisme et de dĂ©tournement de fonds publics. Avec les « culottes Ă  Vautrin », la dĂ©monstration de toute cette corruption fut rĂ©alisĂ©e par l’absurde. En 1936, on dĂ©couvrit que le ministre libĂ©ral de la Colonisation, IrĂ©nĂ©e Vautrin, avait un compte de dĂ©pense très Ă©levĂ©.

Les enquĂŞtes dĂ©montrèrent qu’il utilisait les fonds publics Ă  des fins personnelles, qu’il s’Ă©tait mĂŞme achetĂ© des pantalons avec l’argent des contribuables. Il n’en fallut pas plus Ă  Maurice Duplessis pour faire campagne en usant de ce cas, en scandant que les « culottes Ă  Vautrin » dĂ©montraient bien jusqu’oĂą Ă©taient prĂŞts Ă  aller les libĂ©raux lorsque venait le temps de piller le trĂ©sor public.

Ce qui, dans les faits, Ă©tait loin d’ĂŞtre exagĂ©rĂ© ou de constituer un cas isolĂ©. Puisqu’on dĂ©couvrit Ă  la mĂŞme Ă©poque que bien des contrats gouvernementaux Ă©taient accordĂ©s Ă  des compagnies qui finançaient la caisse Ă©lectorale du PLQ. C’Ă©tait le cas de la Beauharnois, Light, Heat and Power qui remit 700 000$ aux libĂ©raux pour obtenir le mandat de dĂ©tourner les eaux du Saint-Laurent afin de construire un barrage Ă  Beauharnois. Il fut aussi dĂ©montrĂ© que le premier ministre Taschereau finançait illĂ©galement, et en cachette, le train de vie des membres de sa famille. 42 personnes ayant un lien de parentĂ© avec lui recevaient de l’argent provenant des fonds publics ! Ce qui scandalisa l’opinion publique.

Sous l’effet de la pression exercĂ©e par tous ceux que toute cette corruption Ă©coeurait, Taschereau dĂ©missionna en 1936.

Le premier ministre libĂ©ral suivant fut AdĂ©lard Godbout (1939-1944). Sous son règne, le QuĂ©bec perdit des pouvoirs aux mains du fĂ©dĂ©ral (assurance-emploi, points d’impĂ´ts et allocations familiales par exemples). Cela alimenta la majeure partie des critiques qu’il se mĂ©ritait. Mais en ces temps troublĂ©s par la Deuxième Guerre mondiale, on ne parla pas beaucoup de corruption, sauf pour accuser la police provinciale d’agir malhonnĂŞtement et de dĂ©noncer les libĂ©raux qui dissimulaient ses mĂ©faits.

Pour ses fĂ©lonies portĂ©es contre l’autonomie du QuĂ©bec, Godbout fut battu par Maurice Duplessis en 1944, lui qui instaura le long règne de l’Union nationale. Il fallut attendre Robert Bourassa (1970-1976 et 1985-1994) pour voir la corruption libĂ©rale reprendre du poil de la bĂŞte.

En 1974, les journalistes mirent au jour le cas Paragon. Cette affaire prouvait, bien simplement, que Bourassa ne voyait aucun mal Ă  ce que son gouvernement finance les affaires de sa belle-famille en lui accordant des contrats gouvernementaux. Paragon Ă©tait la propriĂ©tĂ© de l’Ă©pouse du premier ministre Bourassa Ă  hauteur de 20%. Le beau-frère du chef libĂ©ral, Claude, ministre du Tourisme dans son gouvernement, Ă©tait Ă©galement actionnaire de ladite compagnie. Cette affaire outra profondĂ©ment les QuĂ©bĂ©cois qui s’en rappelèrent en 1976, au moment de voter pour RenĂ© LĂ©vesque !

Les travaux de la commission Charbonneau ont dĂ©montrĂ© que la mafia n’est jamais bien loin lorsqu’il est question des affaires les plus louches du PLQ. C’est peut-ĂŞtre choquant, mais tout cela ne date pas d’hier. Dès les annĂ©es 1970, grâce Ă  la Commission d’enquĂŞte sur le crime organisĂ© (CECO), on dĂ©couvrit que la mafia soutenait le PLQ de diverses façons, allant mĂŞme jusqu’Ă  organiser des Ă©lections pour l’un des candidats Ă  la chefferie de ce parti, Pierre Laporte pour ne pas le nommer. C’est aussi grâce Ă  la CECO qu’on apprit que les libĂ©raux utilisaient la RĂ©gie des alcools dans une vaste opĂ©ration de patronage. Les contrats importants Ă©taient accordĂ©s aux entreprises qui finançaient le parti, les autres Ă©taient tout simplement Ă©liminĂ©es des listes.

Lorsque le gouvernement Bourassa et le maire de MontrĂ©al, Jean Drapeau, annoncèrent la construction du stade Olympique dans les annĂ©es 1970, on parlait alors d’une dĂ©pense de quelque 300 millions$. Mais cette somme ne prenait pas en compte l’aviditĂ© des petits copains du PLQ qui se chargèrent de la construction de l’Ă©lĂ©phant blanc et qui firent grimper vertigineusement la facture.

On dĂ©couvrit rapidement que la facture atteignait dĂ©jĂ  les 1,5 milliard$, et ce n’Ă©tait pas fini. Ă€ son arrivĂ©e au pouvoir en 1976, RenĂ© LĂ©vesque tenta de faire la lumière sur ce nouveau scandale libĂ©ral. Il mit sur pied la commission Malouf. Celle-ci dĂ©montra que les finances du PLQ avaient grandement profitĂ© de la gĂ©nĂ©rositĂ© des deux firmes impliquĂ©es dans la construction du stade (LVLV-Lavalin et DĂ©sourdy-Duranceau). Plus ça change, plus c’est pareil !

Annonçant dernièrement ses couleurs en prĂ©vision de la prochaine campagne Ă©lectorale qui devrait avoir lieu au printemps 2014, Philippe Couillard a dit qu’il relancerait les projets de mini-centrales hydroĂ©lectriques privĂ©es. Il n’y a rien lĂ  d’Ă©tonnant quand on pense au fait que ces projets servent Ă  flatter dans le sens du poil les amis du PLQ depuis bien longtemps. C’Ă©tait dĂ©jĂ  le cas dans les annĂ©es 1980 et 1990. C’est ce qu’ont dĂ©montrĂ© des journalistes du Soleil en 1995.

De 1984 Ă  1994 (sous les libĂ©raux Robert Bourassa et Daniel Johnson, lui qui prĂ©sidera la campagne Ă©lectorale de Couillard soit dit en passant), sur les 65 contrats de production privĂ©e dont les actionnaires Ă©taient connus, 57 furent associĂ©s Ă  des entreprises qui fournissaient Ă  la caisse du Parti libĂ©ral. Ce ne sont pas moins de 480 000$ provenant d’entrepreneurs impliquĂ©s dans de tels projets qui se sont ainsi retrouvĂ©s dans les coffres du PLQ.

En 1994, un document publiĂ© par le directeur gĂ©nĂ©ral des Ă©lections identifiait, en plus, une trentaine d'actionnaires de petites centrales en tant que contributeurs du Parti libĂ©ral. Leurs dons s'Ă©levaient Ă  35 000 $. Les prĂ©sidents de l'Association des ingĂ©nieurs-conseils du QuĂ©bec figuraient parmi les plus rĂ©guliers des donateurs. Le prĂ©sident de l’Ă©poque, Kazimir Olechnowics, donna pour sa part quelque 20 000 $ au PLQ en 10 ans, et l'ancien prĂ©sident, Bertrand Beaulieu, leur accorda quant Ă  lui 25 000 $. On peut de ce fait un peu mieux comprendre l’intĂ©rĂŞt de Couillard pour de tels projets…

Ce qui nous amène au règne de Jean Charest (2003-2012). Sous son Ă©gide, ce ne furent pas les cas de corruption qui manquèrent, ai-je besoin de le dire ! On peut penser au scandale des places en garderie prĂ©sidĂ© par les Ă´ combien douteux ministres de la Famille que furent Tony Tomassi et Michelle Courchesne. Le vĂ©rificateur gĂ©nĂ©ral du QuĂ©bec, Renaud Lachance, dĂ©montra que le processus d'attribution des places en 2008 avait manquĂ© de rigueur et « laissa une grande place Ă  la subjectivitĂ©».

Plus concrètement, Lachance dĂ©couvrit que Courchesne Ă©tait allĂ©e Ă  l'encontre de l'avis de ses fonctionnaires pour 21% des projets qu'elle avait retenus, plusieurs de ceux-lĂ  Ă©tant dĂ©fendus par des donateurs libĂ©raux. Elle accorda Ă©galement 130 places Ă  Joe Magri, un ami d'enfance de Tony Tomassi. Dans les Laurentides, quatre projets retenus par la ministre lui avaient Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©s par des promoteurs ayant contribuĂ© Ă  la caisse du PLQ. Et n’oublions pas de mentionner que les frères Cola, fiers contributeurs du PLQ et impliquĂ©s dans le scandale de la fermeture de l'abattoir Levinoff-Colbex, sont Ă  la mĂŞme Ă©poque devenus propriĂ©taires ou actionnaires de 13 garderies (1000 places) en plus d'acheter un projet de 60 places Ă  Nourith Salonichios.

On dĂ©couvrit Ă©galement que des ministres de ce gouvernement dĂ©jeunaient avec des membres de la mafia. Line Beauchamp fut l’une d’entre eux. Ou que Nathalie Normandeau participa Ă  une activitĂ© de financement frauduleux du PLQ. Ou que des prĂŞte-noms Ă©taient utilisĂ©s afin de financer le parti, prĂŞte-noms associĂ©s Ă  des compagnies obtenant des contrats avec le gouvernement libĂ©ral bien sĂ»r. Ou que 22 ministres – dont Charest lui-mĂŞme – versèrent 60 000$ en contribution Ă  une Ĺ“uvre de l’entrepreneur en construction Giuseppe Borsellino.

Et c’est aussi Ă  la mĂŞme Ă©poque que j’accusai le premier ministre Charest de n’avoir pas les revenus nĂ©cessaires au financement de son train de vie princier. MalgrĂ© les mises en demeure du premier ministre libĂ©ral, je tins mon bout et maintins mes accusations. Par consĂ©quent, Charest admit qu’il recevait un salaire secret de 75 000$ de son parti depuis 10 ans, somme puisĂ©e Ă  mĂŞme un fonds secret du PLQ.

Jean Charest quitta la politique beaucoup plus riche qu’il ne l’Ă©tait au moment de se marier avec elle, dans les annĂ©es 1980. Ce qui n’est en soi que bien peu surprenant. Après tout, la famille libĂ©rale sait prendre soin des siens.

C’est tout ça que Philippe Couillard veut nous faire oublier en nous invitant Ă  voter pour lui et son parti en 2013 ou en 2014. Il veut que nous oublions le fait que son parti a toujours Ă©tĂ© corrompu et que rien ne changera sous son règne, lui qui entretint jusqu’Ă  tout rĂ©cemment des liens d’amitiĂ© importants avec Arthur Porter, l’un des artisans de la mĂ©ga fraude concernant le Centre universitaire de santĂ© de McGill.

Ce nouveau chef libĂ©ral qui, alors qu’il Ă©tait encore ministre de la SantĂ© dans le gouvernement Charest, nĂ©gociait des avantages pour le privĂ© en santĂ© tout juste avant de quitter ses fonctions ministĂ©rielles pour se mettre Ă  l’emploi de Persistence Capital Partners, firme dĂ©fendant l’idĂ©e que le privĂ© doit avoir une plus grande place dans le rĂ©seau de la santĂ© du QuĂ©bec. Partant de lĂ , comment reprocher Ă  certains d’avoir parlĂ© d’affreuses apparences de conflit d’intĂ©rĂŞts ? Et comment croire que les choses changeront enfin?

Or, Couillard va comprendre que la corruption n’est en rien un projet de sociĂ©tĂ© et que les QuĂ©bĂ©cois ont le droit de s’offrir autre chose qu’une gestion corrompue jusqu’Ă  la moelle comme perspectives d’avenir. C’est aussi ça que j’expliquerai aux gens de Viau ou d’Outremont lors des Ă©lections partielles qui dĂ©buteront prochainement; je leur dirai que la libertĂ©, la justice et la dignitĂ© seront toujours plus stimulantes et saines comme idĂ©es d’avenir que la soumission et la corruption libĂ©rales aux relents passĂ©istes. Qui pourrait me contredire Ă  ce sujet ?