lundi, novembre 09, 2015

La crise des migrants Neuf ministres se pencheront sur l'accueil des 25 000 réfugiés syriens

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/politique/

 Mise à jour le lundi 9 novembre 2015 à 15 h 20 HNE  Radio-Canada avec La Presse Canadienne
Le ministre John McCallum en conférence de presse à Ottawa
Le ministre John McCallum en conférence de presse à Ottawa  Photo :  PC/Sean Kilpatrick
Un sous-comité composé de neuf ministres du gouvernement Trudeau aura la tâche de s'assurer que les 25 000 réfugiés syriens attendus au pays d'ici le 1er janvier seront accueillis dans le plus grand respect des considérations de santé et de sécurité, a annoncé lundi le nouveau ministre de l'Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté du Canada, John McCallum. Il se réunira une première fois mardi.
Le sous-comité sera présidé par la ministre de la Santé, Jane Philpott, avec l'aide de la ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly. Outre M. McCallum, il comprendra aussi Ralph Goodale (Sécurité publique et Protection civile), Stéphane Dion (Affaires étrangères), Scott Brison (Conseil du Trésor), Marie-Claude Bibeau (Développement international), Harjit Singh Sajjan (Défense nationale), Maryam Monsef (Institutions démocratiques).
John McCallum maintient qu'Ottawa va bel et bien respecter l'objectif de 25 000 réfugiés syriens que le Parti libéral s'est fixé lors de la campagne électorale, mais précise qu'il importe pour le gouvernement de le faire correctement. Il assure que le gouvernement travaille déjà sur la logistique requise, et étudie les différents moyens de procéder.
« On comprend que le temps est limité. Donc, nous aurons des réunions rapidement et vous aurez une annonce plus détaillée bientôt », a-t-il expliqué devant les questions pressantes des journalistes.
Le ministre McCallum indique que le gouvernement doit contacter « au cours des prochains jours » des représentants des Nations unies et des trois principaux pays qui accueillent en ce moment des réfugiés syriens, soit la Turquie, le Liban et la Jordanie. Il est possible qu'Ottawa travaille avec ces trois pays, ou avec un ou deux seulement, a-t-il dit. 
Il doit aussi communiquer prochainement avec les ministres responsables de l'immigration dans les provinces et les territoires du pays pour discuter de ce dossier, ainsi qu'avec les nombreux maires qui se sont dits volontaires pour accueillir des réfugiés dans leur ville. « Plusieurs ont communiqué avec moi, plusieurs ont fait part de leur enthousiasme dans les médias », a-t-il noté.
John McCallum a aussi fait savoir que différentes options étaient sur la table pour le transport de ces réfugiés vers le Canada. Ils pourraient par exemple être emmenés par bateau ou par des avions commerciaux.
Air Canada a notamment déjà contacté le gouvernement pour lui dire qu'il peut contribuer au transport des réfugiés avant la période achalandée du temps des Fêtes. Le transporteur travaille en ce moment avec le gouvernement pour déterminer comment tout cela pourrait s'orchestrer.
Les Forces armées canadiennes pourraient aussi être mises à contribution, notamment pour l'accueil des réfugiés en sol canadien.
« Si on reçoit des milliers de réfugiés sur une période limitée, il faut les mettre quelque part et les bases militaires sont certainement une option. »— Le ministre de l'Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté du Canada, John McCallum

John McCallum croit par ailleurs que cette situation sera « gérable » pour les douaniers canadiens, dont le syndicat a soulevé des doutes en fin de semaine quant à la faisabilité de l'opération.
Dans un communiqué publié lundi, Oxfam Canada applaudit la volonté du gouvernement canadien d'accueillir 25 000 réfugiés syriens. L'organisme souligne cependant qu'il importe aussi d'offrir une aide accrue aux pays limitrophes de la Syrie, qui accueillent la très grande majorité des réfugiés syriens à l'heure actuelle.
À ce sujet, le gouvernement Trudeau s'est déjà engagé à verser une nouvelle contribution de 100 millions de dollars au Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés pour financer les activités essentielles de secours en Syrie.