mardi, novembre 24, 2015

Jour 4 de l'état d'urgence: Bruxelles demeure «fermée»

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Publié par Associated Press le mardi 24 novembre 2015 à 05h52. Modifié par Charles Payette à 06h15.
Jour 4 de l'état d'urgence: Bruxelles demeure «fermée»
BRUXELLES, Belgique - Bruxelles maintiendra pour une quatrième journée consécutive, aujourd'hui, son niveau d'alerte maximal et des mesures de sécurité qui chamboulent le cours de la vie des résidents, devant le risque jugé imminent d'un attentat terroriste, selon les autorités.
Le centre de crise national a affirmé que la capitale, où se trouvent notamment les sièges de l'Union européenne et de l'Organisation des traités de l'Atlantique nord (OTAN), demeurerait en état d'alerte maximal tant que les enquêteurs n'auront pas fait de découverte ou d'arrestation majeure.

Le premier ministre belge, Charles Michel, a de nouveau demandé à la population de demeurer calme.

Les mesures de sécurité, renforcées dans le cadre de l'enquête suivant les attentats de Paris du 13 novembre, ont rendu Bruxelles déserte. Le service de métro est interrompu, les boutiques sont restées fermées tout le weekend, les écoles n'ont pas ouvert lundi. Le gouvernement a fait savoir que les écoles et le métro rouvriront progressivement à partir de mercredi.

M. Michel, informant la population des développements, a affirmé que les cibles d'attentat potentielles restaient les mêmes, soient les rues et centres commerciaux, les transports publics.

Le premier ministre espère un retour à la vie normale le plus tôt possible.

Ce type de mesures est du jamais vu à Bruxelles. Les autorités cherchent toujours Salah Abdeslam, un suspect des attentats qui court toujours, mais qui se trouverait dans la région bruxelloise.

Des dizaines de perquisitions et arrestations ont été effectuées depuis le weekend. Lundi, les autorités belges ont arrêté un homme soupçonné de liens avec le terrorisme. Vingt et une personnes ont été épinglées entre dimanche soir et le milieu de la journée de lundi.

Le procureur fédéral a affirmé que le suspect, qui n'a pas été identifié, a été accusé de crimes liés au terrorisme en lien avec les attentats de Paris. De 16 personnes interpellées dimanche, 15 ont été relâchées. Trois autres avaient été accusées de crimes semblables le weekend dernier.

De son côté, la police française a retrouvé une ceinture explosive sans détonateur à Montrouge, en banlieue sud de Paris. Un nettoyeur de rue l'aurait découverte dans une pile de déchets, lundi. La police en fait l'analyse.

Plus tôt dans la journée, le premier ministre britannique, David Cameron, a annoncé à Paris qu'il demanderait au parlement une autorisation pour joindre la coalition aérienne combattant le groupe djihadiste État islamique, qui a revendiqué la responsabilité des attentats de Paris, Beyrouth et de l'écrasement d'un avion de passagers russe. S'il l'obtient, la Grande-Bretagne se joindrait aux autres pays menant des frappes aériennes en Syrie, comme la France, les États-Unis et la Russie.

M. Cameron et le président français, François Hollande, se sont rendus lundi au Bataclan, la salle de spectacles du 11e arrondissement de Paris où est survenue la pire attaque du carnage du 13 novembre.

M. Hollande est en pleine campagne auprès de ses homologues pour les convaincre à former une coalition unie plus forte pour combattre le groupe État islamique en Irak et en Syrie. Mardi, il doit rencontrer le président américain, Barack Obama, puis la chancelière allemande, Angela Merkel, mercredi. Jeudi, ce sera au tour du chef russe Vladimir Poutine.

Par ailleurs, la France a annoncé lundi que des avions lancés depuis le porte-avions Charles de Gaulle ont frappé des cibles du groupe armé État islamique en Irak, dans les villes de Ramadi et Mossoul, lors d'une opération de sept heures. Il s'agit des premières frappes françaises du genre.

Le ministère de la Défense a précisé que deux chasseurs Rafale ont frappé chaque ville. Le président français François Hollande avait indiqué un peu plus tôt qu'il entendait choisir les cibles qui affaibliraient le plus le groupe.

L'armée britannique effectue des frappes aériennes en Irak, mais M. Cameron souhaite depuis longtemps étendre le mandat de l'armée pour y inclure des cibles en Syrie. Ayant déjà perdu un vote en la matière il y a deux ans, son gouvernement est réticent à le tenter de nouveau sans être certain de l'emporter.