jeudi, novembre 19, 2015

Fin de course pour le vétéran djihadiste Abaaoud?

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19 novembre 2015 | Europe 
Nicolas Gaudichet - Agence France-Presse à Paris
Andréa Bambino - Agence France-Presse
Un passant lève les bras devant l’escouade tactique postée devant l’appartement de Saint-Denis, dans la nuit de mardi.
Photo: Kenzo Tribouillard Agence France-Presse

Un passant lève les bras devant l’escouade tactique postée devant l’appartement de Saint-Denis, dans la nuit de mardi.

Présenté comme possible inspirateur des attentats de Paris, les plus graves de l'histoire de France, le djihadiste belge Abdelhamid Abaaoud est-il en Europe, est-il en vie ? En soirée mercredi, le Washington Post rapportait que l'homme tué lors de..

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L’assaut de Saint-Denis, heure par heure
Vers 4 h 20 L’assaut est lancé par la sous-direction antiterroriste de la police judiciaire et l’unité d’élite du RAID contre un appartement dans le centre piétonnier de Saint-Denis, (au nord de la capitale). Une fusillade se produit. Les enquêteurs se sont orientés vers la piste de cet appartement après avoir recueilli un témoignage faisant état de la présence du djihadiste belge Abdelhamid Abaaoud, suspecté d’être l’inspirateur des attentats du 13 novembre, sur le territoire français, expliquera plus tard François Molins. Le Stade de France, une des cibles des attentats de vendredi, est situé à une vingtaine de minutes à pied de l’appartement.

4 h 30 Les pompiers interviennent en soutien du RAID face à « un groupe armé retranché dans un appartement »« La porte blindée de l’appartement a résisté dans un premier temps aux charges explosives du RAID, ce qui a permis aux terroristes de préparer leur riposte. Des tirs très nourris et quasi ininterrompus se produisent pendant près d’une heure, plus de 5000 munitions ont été tirées du côté de la police », racontera François Molins. Puis « a retenti une explosion », une femme ayant vraisemblablement « activé son gilet explosif », ce qui devra « être vérifié », toujours selon le procureur.

Vers 4 h 45 Le RAID parvient à interpeller dans l’immeuble trois personnes, dont l’une blessée par balle au bras, selon le procureur.

Vers 5 h Les tirs reprennent, selon des riverains. Le quartier est complètement bouclé par les forces de l’ordre.

6 h 20 Métros, bus et tramways desservant Saint-Denis sont à l’arrêt.

7 h 21 La préfecture annonce la fermeture des écoles et collèges du centre-ville de Saint-Denis.

7 h 30 De fortes détonations sont entendues, trois heures après le début de l’opération ponctuée d’intenses fusillades.

7 h 40 La préfecture recommande aux habitants de rester chez eux.

7 h 58 Une cinquantaine de militaires sont déployés à Saint-Denis.

8 h 05 Le président François Hollande suit l’opération dans son bureau à l’Élysée, avec le premier ministre Manuel Valls et le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve.

8 h 30 Poursuite de l’opération antiterroriste qui mobilise également un hélicoptère.

10 h Un Conseil des ministres est maintenu à l’Élysée alors que l’opération se poursuit.

11 h 26 Une source policière annonce la fin de l’assaut. Huit personnes ont été interpellées au total, dont trois près de l’appartement visé, deux dans les gravats de l’immeuble et les autres sur la voie publique. Cinq policiers ont été légèrement blessés.

19 h Lors de l’opération, « une nouvelle équipe de terroristes a été neutralisée et tout laisse à penser que, au regard de leur armement, leur organisation structurée et leur détermination, ce commando pouvait passer à l’acte », déclare François Molins lors d’une conférence de presse. Au moins deux des individus ont été tués. Des vérifications sont en cours pour savoir si Abdelhamid Abaaoud, et Salah Abdeslam, suspect clé traqué par la police, ont été tués dans l’assaut. « Abaaoud et Salah Abdeslam ne font pas partie des gardés à vue », a en tout cas indiqué François Molins.