vendredi, novembre 13, 2015

Des attaques condamnées partout dans le monde

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Agence France-Presse

Fusillades et explosions à Paris
Les attentats qui ont frappé la capitale française vendredi soir «ne sont pas seulement une attaque contre Paris», mais «une attaque contre toute l'humanité et nos valeurs universelles», a déclaré Barack Obama lors d'une brève allocution à la Maison Blanche.
Briefé sur les événements en cours à Paris, le président américain a ajouté que les États-Unis allaient aider la France à «traduire les terroristes en justice», tout en notant qu'il était encore trop tôt pour savoir qui avait fomenté ces attaques, destinées à «terroriser des civils innocents».
«Il semble qu'il y ait toujours des activités et des dangers en cours alors que nous discutons. Et jusqu'à ce que nous ayons la confirmation des autorités françaises que la situation est sous contrôle et que nous ayons de plus amples informations je ne veux pas spéculer», a ajouté M. Obama.

Le premier ministre britannique «choqué»

Le Premier ministre britannique David Cameron s'est déclaré «choqué» par les attaques vendredi soir à Paris et aux abords du stade de France, au nord de la capitale, qui ont fait au moins 18 morts.
«Je suis choqué par les évènements de ce soir à Paris», a écrit M. Cameron sur son compte twitter. «Nos pensées et nos prières vont au peuple français. Nous ferons tout ce qui est possible pour aider».

Merkel «profondément choquée» par les attaques «à l'évidence terroristes»

La chancelière allemande Angela Merkel s'est dite vendredi soir «profondément choquée» par les attaques «à l'évidence terroristes» qui ont fait plusieurs dizaines de morts à Paris, selon un communiqué de ses services.
«Je suis profondément choquée par les nouvelles et les images qui nous parviennent de Paris. En ces heures, mes pensées vont aux victimes de ces attaques à l'évidence terroristes, à leurs proches et à tous les habitants de Paris», a déclaré la dirigeante.
Le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier s'est dit «horrifié et bouleversé» par les attaques simultanées vendredi soir à Paris, selon le compte Twitter du ministère.
«Nous sommes aux côtés de la France !», a poursuivi le chef de la diplomatie allemande, qui se trouvait au Stade de France aux côtés du président français François Hollande pour assister à la rencontre amicale de football France-Allemagne

Juncker «profondément choqué», exprime sa «solidarité»

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, s'est dit «profondément choqué» à la suite des attaques vendredi soir à Paris et aux abords du stade de France, au nord de la capitale, exprimant la «solidarité» de l'UE.
«Je suis profondément choqué par les événements à Paris. Nous exprimons notre pleine solidarité avec le peuple de France», a écrit M. Juncker dans un tweet, alors que le dernier bilan fait état d'au moins 39 morts. Le Premier ministre belge Charles Michel a offert ses «condoléances» et a assuré que «la Belgique est aux côtés de la France», sur son compte Twitter.

L'Espagne solidaire

Le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy s'est entretenu vendredi soir avec le premier ministre français Manuel Valls pour lui faire part de la solidarité de l'Espagne face aux attentats de Paris, a-t-on appris auprès d'une source gouvernemantale.
Mariano Rajoy a parlé à Manuel Valls pour lui faire part de «toute notre solidarité», a déclaré cette source à l'AFP. «Tout cela confirme que nous faisons face à un défi sans précédent, un défi d'une énorme cruauté», a déclaré au même moment le ministre des Affaires étrangères Jose Manuel Garcia Margallo sur la chaîne publique TVE, évoquant une attaque «jihadiste».

L'Italie exprime sa solidarité avec ses «frères français» et renforce sa sécurité

Le premier ministre italien Matteo Renzi a  exprimé vendredi soir sa «solidarité» avec ses «frères français», après les attentats à Paris qui ont fait des dizaines de morts, et convoqué un comité national de sécurité samedi matin.
L'Italie est «ensemble avec ses frères français, contre l'atroce attaque à Paris et à l'Europe», a réagi Matteo Renzi sur son compte Twitter.
«L'Europe, touchée au coeur, saura réagir à la barbarie», a ajouté le Premier ministre, cité par l'agence AGI, qui précise que M. Renzi, qui suit les évènements, a exprimé la «solidarité» de l'Italie au président français François Hollande.
Le «comité national pour l'ordre et la sécurité nationale est convoqué à 9h30 samedi matin», a annoncé pour sa part le ministre de l'Intérieur Angelino Alfano.
Les risques d'attentat en Italie sont régulièrement évoqués depuis que le groupe État islamique (EI) a annoncé avoir fait du Vatican un de ses objectifs, et alors que Rome se prépare à un jubilé annoncé par le pape et qui doit commencer le 8 décembre.

Le maire de New York exprime sa solidarité

Le maire de New York a exprimé vendredi soir la solidarité des New-Yorkais après les «actes de violence insensés» ayant frappé Paris.
«Les New-Yorkais ont le coeur brisé de voir notre cité soeur de Paris encore frappée par des actes insensés de violence et nous sommes solidaires des Parisiens et de la maire (de Paris Anne) Hidalgo en ces moments tragiques», a déclaré Bill de Blasio dans un communiqué.

Ban Ki-moon dénonce des «attaques terroristes méprisables»

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a dénoncé vendredi des «attaques terroristes méprisables» à Paris et a affirmé «se tenir au côté du gouvernement et du peuple français».
M. Ban, cité par son porte-parole, a «exigé la libération immédiate des nombreuses personnes qui sont apparemment retenues en otages au théâtre du Bataclan».

La Russie condamne les «odieux attentats» de Paris

La Russie condamne la série d«attentats odieux» et les «assassinats inhumains» perpétrés à Paris et est prête à apporter «toute son aide dans l'enquête sur ces crimes terroristes», a déclaré le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, cité par les agences.
Le président russe Vladimir Poutine a exprimé ses condoléances et le soutien et la solidarité de la Russie au président François Hollande et à l'ensemble du peuple français, selon l'agence TASS.

Scènes d'apocalypse dans Paris


Marie Giffard et Simon Valmary | Agence France-Presse
 Des sirènes hurlantes dans tout Paris, des rues bouclées par la police, des proches de victimes en sanglots qui tentent de passer : scènes d'apocalypse vendredi soir à Paris, théâtre d'attaques meurtrières simultanées qui ont fait au moins 39 morts.
   Le périmètre est bouclé autour de l'hôpital Saint-Louis, dans le nord de la capitale. Un homme en larmes raconte que sa soeur a été tuée. À ses côtés sa mère explose en sanglots et se jette dans ses bras. «Ils ne veulent pas nous laisser passer», explique-t-il en montrant le carrefour, 50 mètres plus loin.
   «On a entendu des bruits de fusillade, 30 secondes de rafales, c'était interminable, on pensait que c'était un feu d'artifice», raconte Pierre Montfort, qui vit tout près de la rue Bichat, où a eu lieu l'une des fusillades. Un autre témoin décrit la scène: «sur le moment on ne voit que les flammes qui sortent de l'arme, on a eu peur, qui nous disait qu'il n'allait pas tirer sur les fenêtres?»
   Florence dit être arrivée «en scooter peut-être une minute après». «C'était surréaliste, tout le monde était à terre. Personne ne bougeait dans le restaurant Petit Cambodge et tous les gens étaient par terre au bar Carillon. C'était très calme, les gens ne comprenaient pas ce qu'il se passait. Une fille était portée par un jeune homme dans ses bras. Elle avait l'air morte», explique-t-elle.
   Mêmes scènes de guerre rue Charonne, un peu plus à l'Est. Des camions de pompiers repartent toutes sirènes hurlantes.
Un homme dit avoir entendu des tirs pendant «deux, trois minutes», «des rafales». «J'ai vu plusieurs corps à terre ensanglantés. Je ne sais pas s'ils étaient morts», lâche-t-il.
   «Il y avait du sang partout», confirme un autre témoin, parlant de tirs très forts en plusieurs temps.
   Toujours dans l'Est parisien, mêmes gyrophares de la police et des pompiers, autre quartier bouclé, celui de la salle de concerts le Bataclan, tout près de la rédaction de Charlie Hebdo cible d'un attentat meurtrier en janvier. Une prise d'otages est en cours.
   Les gens sont pendus au téléphone. «Ma femme était au Bataclan, c'est une catastrophe», dit un homme qui a accouru sur place, mais est bloqué par le cordon de sécurité. «Il y a eu une fusillade à l'intérieur du Bataclan. Tout ce que je peux vous dire c'est que c'est plus grave que Charlie Hebdo», glisse un membre des forces de l'ordre.
   Le Stade de France, enfin, en banlieue nord de Paris. Des explosions ont retenti autour, des grenades selon certains stadiers. La police afflue, le public a pu entendre deux explosions, mais le match amical France-Allemagne s'est poursuivi. Tout le monde est d'abord confiné à l'intérieur du stade, survolé par un hélicoptère.
   «On a entendu les explosions 25 minutes après le début du match. Il a continué normalement. Je pensais que c'était une blague», explique Ludovic Klein, 37 ans, venu de Limoges avec son fils de dix ans. «L'évacuation s'est faite dans le calme à part un petit mouvement de foule.»