dimanche, octobre 25, 2015

Le PLQ et la CAQ misent sur la chute de la souveraineté pour faire des gains

http://www.985fm.ca/national/nouvelles

Publié par La Presse Canadienne le samedi 24 octobre 2015 à 17h25. Modifié par Jacques Thériault à 21h38.
Le PLQ et la CAQ misent sur la chute de la souveraineté pour faire des gains
Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault/Photo: archives PC
MONTRÉAL - Libéraux et caquistes comptent sur l'effondrement apparent des appuis à la souveraineté pour réaliser des gains à l'occasion des quatre élections partielles qui se dérouleront le 9 novembre.
la ministre Christine Saint-Pierre a dit que l'appui à la souveraineté s'essouffle
 
 
 
00:00
 
00:00
 
 
 
 
 
 
Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, et la ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Christine Saint-Pierre, affirment tous deux que la souveraineté s'essouffle. Selon eux, leur parti a un candidat de taille apte pour enlever dans le château fort péquiste de René-Lévesque sur la Côte-Nord.

L'ancêtre de la CAQ, l'Action démocratique, avait déjà enlevé cette circonscription lors d'une élection partielle en 2002. À cette époque, la circonscription s'appelait Saguenay.

M. Legault espère saisir l'occasion pour démontrer que son parti est devenu la véritable solution de rechange au Parti libéral du Québec.

Comme il l'a déjà fait la semaine dernière, il a lancé un appel aux nationalistes et à ceux qui veulent défendre l'identité québécoise afin de faire barrage au gouvernement et d'empêcher les libéraux de demeurer trop longtemps au pouvoir. Il les a invités à se joindre à la CAQ afin «d'envoyer un message très fort à Ottawa plutôt de continuer à rêver au pays imaginaire du Parti québécois».

Quant à Mme Saint-Pierre, elle espère que son parti profitera de l'essor réalisé par les libéraux fédéraux lors des élections du 19 octobre qui les ont portés au pouvoir à Ottawa. Toutefois, elle refuse de croire que la menace souverainiste a été terrassée pour de bon.

«Quand on regarde les résultats de l'élection fédérale, 80 pour cent du vote est allé du côté fédéraliste. L'option souverainiste est en bas de 20 pour cent. C'est clair pour nous, les Québécois ont vraiment choisi le fédéralisme mais en même temps une idée ne meurt pas. Il ne faut pas penser que les adversaires vont disparaître», a-t-elle dit.

Aux élections de 2014, le péquiste Marjolain Dufour avait obtenu une majorité de 6663 votes dans cette circonscription.

Beauce-Sud

Trois autres circonscriptions seront à l'enjeu à l'occasion des élections partielles du 9 novembre: Saint-Henri—Sainte-Anne, Fabre et Beauce-Sud.

S'il reconnaît que son parti a tout une pente à remonter pour enlever les deux premières circonscriptions, M. Legault est confiant d'ajouter Beauce-Sud dans le giron de son parti. La CAQ était venu bien près de l'emporter en 2012, n'étant devancé que par 650 votes par le libéral Robert Dutil. En 2014, l'histoire a été différente: M. Dutil étant réélu par une majorité de 4146 voix.

M. Legault estime que les Beaucerons sont choqués des promesses qui n'ont pas été tenues par Philippe Couillard, notamment, en matière de tarifs d'électricité, de garderies, de taxes scolaires. Les coupes en éducation et l'augmentation de la taxe de vente (TVQ) ont également fait réagir les électeurs.

«L'important est d'envoyer le message qu'il y a une alternative pour ceux qui ne sont pas souverainistes et envoyer un message fort à Philippe Couillard qu'on ne peut pas accepter d'avoir des promesses rompues concernant l'augmentation des taxes et des tarifs», a-t-il déclaré.

De son côté, Christine Saint-Pierre a indiqué qu'elle ira aider les candidats libéraux dans Saint-Henri-Sainte-Anne et Fabre. Elle a reconnu que la question de l'équilibre budgétaire «n'est pas facile mais les gens sur le terrain nous disent qu'il faut continuer et qu'il faut travailler fort jusqu'au bout.»

En 2014, les libéraux avaient obtenu de confortables majorités dans ces deux derniers comtés. Marguerite Blais l'avait emporté par plus de 11 000 voix dans Saint-Henri—Sainte-Anne tandis que la majorité de Gilles Ouimet dépassait les 12 000 votes dans Fabre.