dimanche, octobre 25, 2015

La Chine devrait rejoindre le PTP, estime le Parti communiste chinois

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Mise à jour le dimanche 25 octobre 2015 à 0 h 47 HAE
Reuters
Une femme à Pékin marche devant une pancarte sur laquelle est écrit le mot « Prospérité ».
Une femme à Pékin marche devant une pancarte sur laquelle est écrit le mot « Prospérité ».  Photo :  Mark Schiefelbein

La Chine devrait, en temps opportun, rejoindre le traité de libre-échange transpacifique (PTP) dont les objectifs sont cohérents avec ceux des réformes économiques du pays, estime un journal du Parti communiste chinois (PCC) dimanche.
La Chine ne fait pas partie des 12 pays du pourtour pacifique qui se sont mis d'accord début octobre sur la création d'un Partenariat transpacifique visant à libéraliser les échanges et créer des normes communes au sein de ce nouvel ensemble représentant 40 % de l'économie mondiale.
Le ministre chinois du Commerce a déclaré que son pays ne se sentait pas visé par ce traité, mais qu'il entendait évaluer de manière exhaustive son impact probable.
Le bihebdomadaire Study Times, publié par l'école centrale du parti qui aide à la formation des cadres dirigeants, reconnaît que certains responsables perçoivent le PTP comme un « complot » destiné à isoler la Chine et à museler ses ambitions au niveau mondial.
Mais, ajoute le journal, les objectifs généraux du PTP tels que la réduction des procédures administratives et la protection de l'environnement font partie de ceux que la Chine souhaite atteindre.
« Les règles du PTP et la direction suivie par les réformes et l'ouverture de la Chine sont cohérentes », estime le journal. « La Chine doit rester très attentive et en temps opportun, en accord avec le processus de réforme domestique, rejoindre le PTP, tout en réduisant les coûts induits au maximum », ajoute-t-il.
Toutefois, la manière dont les industries publiques pourraient être affectées par l'adhésion au PTP exigera un examen prudent, le parti ayant rappelé leur rôle clé dans l'économie, poursuit le journal.
Pékin propose pour sa part un Partenariat économique global régional (PERC) prévoyant des accords de libre-échange entre 16 nations, dix appartenant à l'ASEAN (l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est), plus six autres, Chine, Inde, Japon, Corée du Sud, Australie et Nouvelle-Zélande, réunissant 3,4 milliards de personnes.
Ce partenariat vise à concurrencer le PTP parfois présenté comme un moyen de contrer l'économie chinoise et son expansion politique dans la région.