mardi, octobre 13, 2015

Élections Canada 2015 Justin Trudeau lance un appel aux conservateurs déçus

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Mise à jour le lundi 12 octobre 2015 à 16 h 02 HAE
Justin Trudeau était à Nepean, dans la région de la capitale fédérale.
Justin Trudeau était à Nepean, dans la région de la capitale fédérale.  Photo :  PC/Paul Chiasson

Le chef du Parti libéral dénonce les changements survenus dans le climat politique au Canada sous les conservateurs de Stephen Harper. Justin Trudeau promet une approche basée sur des valeurs différentes, s'il est élu à la tête du prochain gouvernement, et s'adresse même aux électeurs d'allégeance conservatrice.
De passage à Nepean, en Ontario, dans la région de la capitale fédérale, M. Trudeau a estimé que Stephen Harper était « à court d'idées », tout en espérant qu'il serait bientôt « à court de temps ». « Nous ne pouvons nous permettre une autre décennie comme celle de Stephen Harper », a déclaré le chef libéral.
« Les conservateurs ne sont pas nos ennemis. Ils sont nos voisins, nos cousins, nos oncles et nos parents. Ils sont nos amis, a martelé le chef libéral. Comme nous, ils veulent ce qu'il y a de mieux pour leur pays. Ils veulent des communautés sécuritaires pour leurs enfants et une économie forte, ils veulent un pays qui se tient debout sur la scène mondiale et qui défend fièrement nos valeurs. »
« Nous n'avons pas besoin de les convaincre d'abandonner le Parti conservateur. Nous devons juste leur démontrer que c'est le parti de Stephen Harper qui les a abandonnés. »— Justin Trudeau, chef du Parti libéral

À une semaine du scrutin, alors que des sondages le placent en tête des intentions de vote, Justin Trudeau a multiplié les critiques à l'endroit du style politique des conservateurs de Stephen Harper. « Le contraste des idées est devenu un affrontement de rhétoriques », a expliqué le chef libéral.
« Ce que nous obtenons n'est plus de la politique [...] Tout ce que nous obtenons, c'est de la colère », a ajouté M. Trudeau.
Le chef libéral a interpellé les « progressistes-conservateurs » qui « peuvent être fiers des gouvernements qui se sont battus pour tous les Canadiens » et de premiers ministres qui « ont toujours refusé de s'ancrer dans la peur et la division ».
« Pour eux, un Canadien était un Canadien, point », a tranché Justin Trudeau. « Ces valeurs ne sont pas disparues, mais elles sont disparues du Parti conservateur actuel. »
Justin Trudeau s'est arrêté à un restaurant de la chaîne Tim Hortons,
 un symbole souvent associé aux conservateurs.
Photo : Radio-Canada/Tamara Alteresco
Trois autres questions

- Sur un contrat conclu avec l'Arabie saoudite pour du matériel militaire canadien, au sujet duquel le chef bloquiste Gilles Duceppe a critiqué les réponses de M. Trudeau :

« Le Parti libéral va respecter les contrats actuels. Mais, [à l'avenir] nous allons démontrer une ouverture, une transparence, une redevabilité envers les Canadiens pour défendre nos valeurs, nos principes et nos lois. En plus, nous allons signer le traité sur le contrôle des armes à l'international. Le Canada est le seul pays de l'OTAN à ne pas avoir signé. »

- Sur la possibilité de former une coalition avec les néo-démocrates de Thomas Mulcair :

« M. Mulcair continue de mettre de l'avant des idées contraires selon les sondages, selon l'évolution de la campagne. La réalité, c'est que nous sommes engagés avec une priorité, c'est de travailler pour remplacer ce gouvernement de M. Harper avec un meilleur gouvernement, avec un plan qui va mettre plus d'argent dans les poches de neuf familles sur dix, qui va baisser les impôts pour la classe moyenne, et c'est sur ça qu'on va se concentrer pendant une semaine encore. »

- Sur les attaques du chef conservateur Stephen Harper contre les promesses libérales en matière de fiscalité :

« M. Harper continue de miser sur la peur et de présenter des non-vérités aux Canadiens. »