vendredi, octobre 02, 2015

10 morts lors d'une fusillade dans un collège de l'Oregon: Obama excédé

http://www.985fm.ca/international/nouvelles/

Publié par Associated Press le jeudi 01 octobre 2015 à 22h44. Modifié par Charles Payette le vendredi 02 octobre 2015
10 morts lors d'une fusillade dans un collège de l'Oregon: Obama excédé
ROSEBURG, Oregon - Le président Barack Obama a paru excédé et découragé quand il a commenté la fusillade qui a fait au moins dix morts dans un collège communautaire du sud-ouest de l'Oregon. Le suspect est mort sur les lieux.
On en parle en ondes :

Écouter
Mis en ligne le vendredi 02 octobre 2015 dans Puisqu'il faut se lever avec Richard Chateauvert et Catherine Brisson
Les autorités fédérales ont affirmé, tard jeudi, que l'homme armé figurait parmi les dix personnes ayant perdu la vie. La porte-parole du FBI Beth Anne Steele n'a pas voulu en dire plus sur le tireur.

Obama excédé
Un responsable gouvernemental a indiqué, sous le couvert de l'anonymat car n'étant pas autorisé à le divulguer publiquement, que l'homme ayant ouvert le feu dans le collège communautaire était Chris Harper Mercer, âgé de 26 ans.

Le shérif John Hanlin a affirmé que sept autres personnes étaient blessées, dont trois dans un état critique ayant été transférées dans des hôpitaux d'un autre secteur.

Le président américain Barack Obama, visiblement excédé, a déclaré, jeudi, que les pensées et les prières n'étaient plus suffisantes, alors que les États-Unis font face à une autre fusillade meurtrière dans une école. Il a appelé les électeurs qui veulent vraiment régler le problème de la violence par armes à feu de voter pour des élus qui veulent agir.

M. Obama a souligné qu'il était loin d'en être à son premier appel à l'action à la suite d'une tuerie comme celle survenue au collège Umpqua. Avec une voix empreinte de colère, M. Obama a déclaré que le pays était devenu insensible à de telles fusillades, et que les réponses sont devenues routinières. Il a appelé à des changements dans les lois sur les armes, disant avoir besoin de l'aide du Congrès et des gouverneurs des États.

«Nous sommes le seul pays développé sur la Terre qui vit ce genre de tueries à tous les quelques mois», a dit le président américain.


Une porte-parole du bureau du shérif du comté a indiqué qu'il n'y avait «plus de menace» sur le campus. Le shérif John Hanlin a affirmé que les autorités avaient répliqué et échangé des coups de feu avec l'assaillant. Il a dit que l'homme était mort sur les lieux, mais n'a pas précisé s'il s'était enlevé la vie ou s'il avait été abattu par la police.

La fusillade a eu lieu à l'Umpqua Community College (UCC), dans la ville de Roseburg, située à environ 290 kilomètres de Portland. Le collège compte environ 3000 étudiants.

Une étudiante de l'établissement a affirmé que l'homme armé avait tiré sur un professeur et avait demandé quelle était la religion des étudiants dans sa classe avant d'ouvrir le feu de nouveau.

Kortney Moore, 18 ans, de Rogue River, a dit au «Roseburg News-Review» qu'elle se trouvait dans un cours de rédaction, jeudi, lorsqu'une balle a traversé une fenêtre.

L'homme armé est entré dans la classe et a dit aux étudiants de se coucher au sol.

Kortney Moore a raconté que l'assaillant avait ensuite commencé à demander aux étudiants de se lever et de spécifier leur religion, avant d'ouvrir le feu.

Le bureau du shérif du comté de Douglas a écrit sur son compte Twitter qu'il avait reçu un appel vers 10 h 40 relativement à la fusillade. Les étudiants et employés de l'école ont été transportés par autobus à l'extérieur du campus.

La Maison-Blanche a par ailleurs indiqué que le président Barack Obama avait été informé de la fusillade mortelle et qu'il avait demandé de recevoir les informations à ce sujet au fil de la journée.

Le sénateur de l'Oregon Jeff Merkley a déclaré qu'il avait «le coeur complètement brisé» et qu'il avait communiqué avec les autorités locales pour exprimer ses condoléances et offrir son aide.

La gouverneure Kate Brown s'est dite «consternée» et «chagrinée» par les événements. Elle devait se rendre sur les lieux du drame.

L'ancien président de l'UCC, Joe Olson, qui a pris sa retraite en juin, a indiqué que l'école n'avait pas d'équipe de gardiens de sécurité. Seulement un garde de sécurité était à l'emploi de l'établissement.

Le shérif du comté a confirmé qu'il n'avait pas d'agent de sécurité armé sur le campus.

Certaines organisations qui défendent le droit de porter des armes à feu, telle que le National Rifle Association (NRA), estiment que les employés des écoles devraient être armés, et ce dernier drame ravivera le débat, selon M. Olson.

«Je crois que ce sera le début d'une discussion à travers le pays pour se demander comment les collèges peuvent se préparer à de tels événements», a-t-il expliqué.