vendredi, septembre 25, 2015

«Y a aucun grand gagnant, mais le grand perdant, c'a été le public» -Jean Lapierre

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Publié par Charles Payette pour 98,5 fm le vendredi 25 septembre 2015 à 07h29. Modifié à 08h04.
«Y a aucun grand gagnant, mais le grand perdant, c'a été le public» -Jean Lapierre
Stephen Harper et Thomas Mulcair/PC
(98,5FM) - L'animateur du 98,5FM, Paul Arcand était dans tous ses états: «le pire débat que j'ai vu, c'était nul, une perte de temps»; une impression partagée par le chroniqueur politique, Jean Lapierre.

Le niqab, l'économie et la souveraineté ont permis des échanges musclés, mais surtout cacophoniques, lors du premier débat des chefs en français, hier soir.
À moins de quatre semaines de l'élection, les cinq chefs ont tenté de rivaliser pour courtiser le vote québécois, primordial pour les trois principaux partis.
«La nouvelle technique, si tu vois que l’autre est en train de passer une bonne ligne, tu cries comme un putois pour ''scrapper'' sa ligne.Ce n’était pas équitable, il fallait être un maniaque pour se rendre au bout de ça», résumait Lapierre.
Sans gagnant ?
Le chroniqueur a résumé son analyse de ce débat au fait qu'il n'y a pas eu de vainqueur et que Harper l'a échappé belle.
«Il n’y a pas de grand gagnant, mais M. Harper, après dix années de pouvoir, aurait dû sortir de là ''le nez en sang'', il est sorti de là en sifflant parce qu'on a eu l’impression qu’il avait réussi à passer ses positions, à se tenir au-dessus de la mêlée et à ne pas se laisser distraire. Il a accompli ce qu’il avait à accomplir avec certainement pas le fardeau de ces dix années de pouvoir. Les oppositions se pognaient entre elles et lui (Harper) les regardait faire.»