dimanche, septembre 13, 2015

Pour Marine Le Pen, "les clandestins deviennent exigeants et arrogants"

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La présidente du FN dénonce le comportement des migrants à Calais, "où ils manifestent presque quotidiennement", et conteste qu'il s'agisse de réfugiés.


Publié le  | Le Point.fr
Devant 250 fidèles, Marine Le Pen a estimé que "l'UMPS se couchait devant les exigences communautaristes."
Marine Le Pen

« Les routiers voient leur outil de travail chaque jour menacé, saccagé, par des clandestins ne reculant devant rien et devenant même arrogants et exigeants, comme à Calais, où ils manifestent presque quotidiennement », a déclaré la candidate aux régionales dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie lors d'un discours devant la permanence de son parti à Hénin-Beaumont axé sur les régionales et l'immigration.
« Nous avons constaté l'étendue des dégâts due à l'ouverture totale des frontières, en effet, les camps illégaux se sont multipliés ces dernières années [...] Nous avions annoncé que l'immigration clandestine se métastaserait dans toute la région si nous ne prenions pas de mesures fermes au niveau national », a-t-elle ajouté.
Marine Le Pen a par ailleurs réagi à l'annonce du ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, d'accorder une aide aux communes qui mettraient en place des dispositifs d'hébergement pour les réfugiés de 1 000 euros par place supplémentaire. « C'est profondément scandaleux », a-t-elle dit, « une fois de plus [...], les Français derniers servis ».

« On est chez nous ! On est chez nous ! »

En outre, elle a estimé que « l'UMP-PS se couch[aient] devant les exigences communautaristes ». « Or, céder au communautarisme, c'est mettre à mal notre unité nationale et lancer un signal aux intégrismes islamistes [...] Je le répète, ceux qui ne veulent pas respecter nos règles de vie doivent quitter la France », a-t-elle poursuivi.
Elle a été acclamée par quelque 250 sympathisants venus écouter son discours. « On est chez nous ! On est chez nous ! » pouvait-on entendre dans le public. Elle a par ailleurs affirmé une nouvelle fois que la France était « confrontée à une immigration économique et non pas à une immigration de réfugiés politiques, car si c'était des réfugiés politiques nous aurions 75 % de femmes et d'enfants et 25 % d'hommes, et pas l'inverse ».
Marine Le Pen a traversé la grande braderie d'Hénin-Beaumont en compagnie de Steeve Briois, le maire FN de la ville, et de Florian Philippot, l'un des vice-présidents du Front national, avant de prononcer son discours. Elle doit entrer officiellement en campagne le 20 septembre.