dimanche, septembre 06, 2015

Manifestation à Montréal pour réclamer plus de réfugiés au Canada

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Publié le 05 septembre 2015 à 09h51 | Mis à jour le 05 septembre 2015 à 20h12
Alors qu'ils marchaient dans les rues du centre-ville,... (PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE)
PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE
Alors qu'ils marchaient dans les rues du centre-ville, les manifestants scandaient «Ouvrez nos portes!» et «Personne n'est illégal!»

La Presse Canadienne
MONTRÉAL
Des centaines de manifestants ont défilé dans les rues de Montréal samedi après-midi pour demander au gouvernement canadien d'accueillir plus de réfugiés au pays.
Après une semaine lourde en émotion, ponctuée par la publication de l'image du petit corps inanimé d'Alan Kurdi, trois ans, sur une plage turque, des Montréalais brandissaient des pancartes souhaitant la «bienvenue» aux réfugiés. Certains avaient la sinistre photo du garçonnet portant l'inscription «Notre enfant».
Alors qu'ils marchaient dans les rues du centre-ville, les manifestants scandaient «Ouvrez nos portes!» et «Personne n'est illégal!».
Lors d'un discours, l'un des organisateurs de la marche, Jaggi Singh, de l'organisation Solidarité sans frontières, a reproché au gouvernement canadien d'avoir commis des gestes «criminels» à l'endroit des réfugiés et l'a accusé d'avoir été «complice» de la mort d'Alan Kurdi, de son frère Ghalib et de leur mère Rehanna.
Une manifestante, Catherine Ouellet, qui a amené son fils de quatre ans avec elle, a éclaté en sanglots en expliquant pourquoi la photo du petit Alan l'a tant touchée.
«Le Canada ne fait pas sa part. (Il faut) ouvrir les portes du Canada et arrêter les délais, la paperasserie. (Ouvrons) les portes et on se posera les questions plus tard. Franchement, il y a une situation d'urgence», a-t-elle expliqué, la voix étranglée par l'émotion.
Rose Marie Walley, une enseignante à la retraite, est arrivée à la manifestation à bicyclette en portant une pancarte où il était écrit qu'elle est une enfant de réfugiés - des Juifs qui avaient quitté l'Allemagne pour le Royaume-Uni pendant la Seconde Guerre mondiale.
Elle a souligné que d'accepter «des milliers et des milliers» de réfugiés contribuerait à aider les gens dans le besoin, mais aussi la société canadienne en général. «Les réfugiés doivent avoir de la force, du courage. Et quand tu arrives finalement, ce n'est pas fini. Tu dois refaire ta vie», a-t-elle rappelé.
Des rassemblements du même genre doivent avoir lieu dans d'autres villes canadiennes au cours des prochains jours, notamment à Ottawa, Toronto, Winnipeg, Calgary et Vancouver.