samedi, septembre 12, 2015

Les municipalités redoutent d'autres compressions de Québec

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Mise à jour le vendredi 11 septembre 2015 à 20 h 15 HAE
Suzanne Roy, mairesse de Sainte-Julie et présidente de l'UMQ
Suzanne Roy, mairesse de Sainte-Julie et présidente de l'UMQ

L'Union des municipalités du Québec (UMQ) craint que les compressions de 300 millions de dollars imposées aux Villes l'an dernier par Québec deviennent récurrentes, même si le gouvernement n'en a pas encore fait l'annonce.
Québec avait invoqué en novembre dernier l'impérieuse nécessité d'atteindre l'équilibre budgétaire pour justifier ces coupes qui s'inscrivaient dans un « pacte fiscal transitoire ».
La décision avait alors soulevé un tollé dans le milieu municipal, certaines Villes, comme Laval et Longueuil, ayant décidé de hausser les taxes. Ce qui leur a valu la menace de gouvernement Couillard de leur couper les vivres.
L'inquiétude face à la récurrence de ces compressions est telle que l'UMQ a convoqué une réunion d'urgence de son conseil d'administration vendredi, et ce, sur fond de négociations avec Québec.
Les municipalités, qui doivent présenter leur budget en novembre prochain, ont besoin d'être fixées sur les intentions du gouvernement. Celui-ci se refuse à tout commentaire à ce sujet, se gardant de « négocier sur la place publique ».
« Le premier ministre et le ministre des Affaires municipales, il y a un an, nous ont parlé d'un pacte transitoire. Alors, à moins que le mot "transitoire" ait changé de signification dans les 12 derniers mois, ça doit être transitoire. »— Suzanne Roy, mairesse de Sainte-Julie et présidente de l'UMQ

Quoi qu'il en soit, les municipalités se mobilisent pour empêcher une répétition des compressions de l'année dernière et mettent le gouvernement devant ses engagements. Toutes les Villes seront convoquées en assemblée générale le 2 octobre pour examiner ce dossier.
Baisse de services ou hausse de taxes
En entrevue à l'émission Le 15-18, le maire de Laval, Marc Demers, a tenu à appeler lui aussi le caractère transitoire de l'annonce et les conséquences fâcheuses pour les Villes et les citoyens dans le cas de sa reconduction.
« Les municipalités n'ont pas le droit de faire des déficits, l'ensemble des maires ne veulent pas aller là, mais comme est-ce qu'on va boucler les budgets? », en cas de compressions, se demande-t-il.
Et d'ajouter que les conséquences prendront la forme soit d'une « baisse de services » ou d'une « augmentation de taxes. C'est à peu près les seules avenues que nous avons pour équilibrer nos budgets dans les municipalités ».
Avec les informations de François Cormier