mercredi, septembre 09, 2015

Le remaniement marque le début d'une nouvelle période, dit Péladeau

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Publié par La Presse Canadienne le mercredi 09 septembre 2015 à 14h13.
Le remaniement marque le début d'une nouvelle période, dit Péladeau
QUÉBEC — Le remaniement du caucus péquiste marque le début d'une nouvelle période au Parti québécois, a déclaré le chef péquiste Pierre Karl Péladeau.
M. Péladeau s'est défendu d'avoir écarté le député Stéphane Bédard du poste de leader parlementaire, confié à son ancien adversaire dans la course à la direction, Bernard Drainville.

En se rendant à une réunion du caucus péquiste, mercredi, M. Péladeau a rendu hommage à M. Bédard au poste de leader, qu'il occupait depuis près de sept ans.

«Écarté, c'est pas, je ne pense pas... La première chose que je voudrais souligner, c'est que Stéphane a fait un travail exceptionnel», a-t-il dit.

Selon le chef péquiste, le remaniement de son caucus, par lequel certains dossiers ont été confiés à de nouveaux députés, était adéquat à la suite de son élection comme chef en mai dernier.

«Nouvelle session et une nouvelle période s'ouvre, je pense qu'il était adéquat, puisque nous avons des compétences exceptionnelles au PQ dans notre députation, de faire en sorte de mettre en valeur ces compétences, cette diversité et cette énergie», a-t-il dit.

De son côté, M. Bédard a pris acte de la décision de M. Péladeau de lui confier les dossiers de la justice au sein du caucus, tout en soulignant au passage que ses fonctions de leader lui ont permis de développer ses compétences à gérer les crises.

«Je pense que Bernard et M. Péladeau ont donné les motifs et tout cela est bien correct, a-t-il dit. Quand on vient en politique, c'est pour servir une cause, des citoyens, les citoyens de Chicoutimi, tout comme l'ensemble des citoyens du Québec, ce que je vais continuer de faire.»

Mardi, M. Drainville a expliqué que le PQ devait sortir de la «bulle parlementaire» pour se reconnecter aux préoccupations de la population.

M. Bédard, qui a été chef intérimaire durant la dernière course à la direction, a affirmé qu'il n'a aucune intention de quitter ses fonctions en raison du remaniement.

«Je suis attaché au Parti québécois profondément, j'ai milité depuis l'âge de dix ans dans ce parti, a-t-il dit. Je suis né, presque, avec, je suis né en 1968.»

Mercredi, M. Péladeau a affirmé que le PQ veut être prêt à répondre aux attaques de ses adversaires contre le projet souverainiste, d'ici la prochaine campagne électorale de 2018.

«Nous allons avoir des réponses aux questions que les fédéralistes ont toujours posées et aussi, surtout, les campagnes de peur que nous connaissons, a-t-il dit. Nous l'avons connu en 1980, nous l'avons connu en 1995.»

Radio-Canada a rapporté mardi que le PQ veut mettre en place une stratégie pour transformer la formation en «machine de guerre», créant notamment une école pour enseigner aux militants les arguments pour l'indépendance du Québec, ce qui a suscité des railleries dans le camp libéral.

«Ils parlent d'ouvrir des écoles de souveraineté, ils veulent endoctriner, essayer d'exposer un point de vue à partir de réponses qu'ils disent qu'ils n'ont pas, a affirmé le leader parlementaire Jean-Marc Fournier. M. Péladeau nous a annoncé qu'il y aurait un institut (sur la souveraineté) parce qu'en ce moment il n'y a pas les réponses.»

Par ailleurs, M. Péladeau a tendu la main au gouvernement fédéral pour faciliter l'accueil au Québec de réfugiés syriens, dont l'exode massif provoque une crise en Europe.

Le PQ a offert son soutien au gouvernement avec le dépôt la semaine prochaine d'une motion soulignant l'ouverture du Québec envers les réfugiés.

Le chef péquiste a plaidé pour une accélération du traitement des demandes de réfugiés, s'en remettant à Ottawa pour évaluer les risques potentiels pour la sécurité intérieure.

«Les délais qui existent, qui se situent autour d'une année, sont absolument inconciliables avec le sentiment d'ouverture que nous devons avoir à l'égard de ce drame humain», a-t-il dit.