mardi, août 25, 2015

Députés démissionnaires: Drainville dénonce les primes de départ

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Le député péquiste Bernard Drainville 
RIMOUSKI - Le député péquiste Bernard Drainville presse le gouvernement Couillard de mettre fin aux indemnités de départ pour les députés démissionnaires.
Le député de Marie-Victorin déplore que les députés libéraux démissionnaires Marguerite Blais et Gilles Ouimet aient choisi de toucher leurs allocations de transition, mieux connu sous le nom de «primes de départ». Ces indemnités s'élèveraient à environ 150 000$ pour Marguerite Blais et 50 000$ pour Gilles Ouimet.
«Depuis l'élection de 2014, les seuls députés qui quittent avec leurs primes, ce sont des députés libéraux», a lancé Bernard Drainville mardi à l'entrée du caucus présessionnel du PQ, à Rimouski. Six députés ont démissionné depuis le scrutin d'avril 2014, soit deux caquistes, un péquiste et trois libéraux.
Lors du départ d'Yves Bolduc en février dernier, le premier ministre Couillard s'est dit mal à l'aise avec les indemnités de départ. «Je n'aime pas cette pratique, elle doit cesser», disait-il.
«Il attend quoi Philippe Couillard, pour mettre fin aux primes des députés qui quittent avant la fin de leur mandat?», a demandé Bernard Drainville mardi.
«Le gouvernement libéral impose l'austérité aux Québécois, il fait payer les familles, il fait payer les enfants, mais il laisse aller ses députés avec des primes qui n'ont pas d'allure», ajoute-t-il.
Sa collègue Agnès Maltais estime que les deux députés libéraux ont démissionné en raison de leurs ambitions professionnelles. «Madame Blais et monsieur Ouimet ont exprimé à haute voix leur frustration de ne pas être nommés ministres», souligne-t-elle.
La députée de Taschereau en a profité pour envoyer une pointe à l'actuelle ministre de la Justice. «Si j'avais le C.V de Gilles Ouimet, moi aussi je serais étonné de voir Stéphanie Vallée comme ministre de la Justice, parce que, véritablement, elle n'est pas à la hauteur», dit-elle.
«Ce n'est pas normal que les gens quittent pendant un mandat, par frustration personnelle, ce n'est pas normal», ajoute la députée.
Agnès Maltais a exprimé la même frustration en septembre dernier, quand sa collègue péquiste Élaine Zakaïb a démissionné pour participer à la relance des boutiques Jacob. «Je pense qu'on a une réflexion à faire sur le rôle des députés, leur valorisation [...], avait-elle dit. Il y a une réflexion collective à faire.»