mardi, juillet 07, 2015

Le décès d'Arthur Porter ne sera pas confirmé avant au moins mardi, dit l'UPAC

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Publié par La Presse Canadienne le lundi 06 juillet 2015 à 18h47. Modifié par Léandre Drolet à 20h12.
Le décès d'Arthur Porter ne sera pas confirmé avant au moins mardi, dit l'UPAC
PANAMA VILLE - L'identification de la dépouille d'Arthur Porter par les deux agents dépêchés au Panama par l'Unité permanente anticorruption (UPAC) devra attendre au moins jusqu'à mardi.

Les enquêteurs de l'unité anticorruption du Québec ont pu entrer dans la morgue de Panama, lundi après-midi, mais ils ont été informés qu'ils ne pourraient que voir le corps.
La porte-parole de l'UPAC, Anne-Frédérick Laurence, a précisé que les expertises sur la dépouille, analyses de l'ADN et empreintes digitales, ne seraient pas effectuées avant mardi, de sorte que l'identification du docteur Porter ne serait pas formellement établie avant ce moment.
L'identification visuelle n'est pas suffisante pour les autorités.

Mme Laurence a par ailleurs indiqué qu'une requête pourrait être déposée au Panama afin de rapatrier le corps de l'accusé, une fois qu'il aurait été formellement identifié, mais a ajouté que ce ne serait pas nécessairement l'avenue choisie.

Le biographe d'Arthur Porter, son médecin traitant et des proches soutiennent que l'ex-directeur du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) est mort d'un cancer mercredi au Panama, où il était détenu depuis mai 2013.
Les autorités judiciaires québécoises sont toutefois suspicieuses et ont indiqué qu'elles ne classeraient pas l'affaire tant qu'elles n'auraient pas obtenu de preuves satisfaisantes du décès d'Arthur Porter.

L'homme de 59 ans est accusé au Canada d'avoir accepté 22,5 millions $ en pots-de-vin pour octroyer à la firme d'ingénierie montréalaise SNC-Lavalin le contrat de construction du nouveau CUSM, un projet de plus de 1,3 milliard $. Il fait notamment face à des accusations de fraude, de complot pour fraude et d'abus de confiance.

Porter, qui a toujours clamé son innocence, contestait depuis deux ans son extradition du Panama vers le Canada.
Il était détenu depuis 26 mois dans une prison du Panama, où il se battait contre un cancer autodiagnostiqué.
En mai, il a été transféré dans une clinique d'oncologie pour être traité. Son médecin a affirmé qu'il s'était traité lui-même en prison.

Plus tôt cette année, les coaccusés dans cette affaire ont comparu en audience préliminaire.