mardi, mai 26, 2015

L'Irak annonce une opération pour « libérer la province d'Al-Anbar »

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Mise à jour le mardi 26 mai 2015 à 8 h 12 HAE  Reuters
Des miliciens chiites sont arrivés samedi à Khalidiya, à 100 km à l'ouest de Bagdad, pour défendre la ville contre une attaque de l'État islamique. Ils venaient prêter main-forte dans une alliance circonstan à des combattants issus de tribus sunnites et des policiers locaux.
 Photo :  PC/AP

Des miliciens chiites sont arrivés samedi à Khalidiya, à 100 km à l'ouest de Bagdad, pour défendre la ville contre une attaque de l'État islamique. Ils venaient prêter main-forte, dans une alliance circonstancielle, à des combattants issus de tribus sunnites et des policiers locaux
Les autorités irakiennes ont annoncé mardi le début d'une opération militaire de grande envergure visant à libérer la province majoritairement sunnite d'Al-Anbar, à l'ouest de Bagdad, de l'emprise du groupe djihadiste sunnite Etat islamique (EI).
Ahmed Al-Assadi, un porte-parole des milices chiites Hachid Chaabi (Comités de mobilisation populaire) a précisé pendant une conférence de presse retransmise à la télévision d'État que les miliciens seraient aux commandes de cette opération baptisée « Labeïk ya Hussein ».
Cette expression extrêmement connotée religieusement, que l'on peut traduire par « Je réponds à ton appel, ô Hussein », se réfère à l'appel à l'aide lancé par l'imam Hussein, le troisième imam chiite, à la bataille de Kerbala, en 680. Hussein y trouva la mort, que les chiites commémorent chaque année par le deuil de l'Achoura.
Ce cri de ralliement illustre la confessionnalisation croissante du conflit irakien, le gouvernement de Bagdad, qui avait dans un premier temps évité de faire appel aux milices
chiites, réputées pour leur brutalité, prenant le risque de s'aliéner davantage les tribus sunnites qui ne soutiennent pas encore l'EI.
« L'opération Labeïk ya Hussein est dirigée par les Hachid Chaabi en coopération et en coordination avec les forces armées », a déclaré le porte-parole. « Nous pensons que la libération de Ramadi ne prendra pas longtemps. »
Les miliciens chiites et l'armée irakienne ont lancé samedi une contre-offensive visant à reprendre Ramadi, le chef-lieu de la province d'Al-Anbar, tombé le week-end précédent aux mains de l'EI, et dans un premier temps à arrêter la progression des insurgés sunnites en direction de Falloujah et, au-delà, Bagdad.
Ahmed Al-Assadi n'a pas voulu préciser combien de miliciens, pour la plupart entraînés et armés par l'Iran, participent à l'opération en cours. « Ils sont nombreux », a-t-il dit.