mardi, mai 05, 2015

Les libéraux de nouveau portés au pouvoir à l'Île-du-Prince-Édouard

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Publié par La Presse Canadienne le lundi 04 mai 2015 à 22h58. Modifié par 98,5 Sports à 23h10.
Les libéraux de nouveau portés au pouvoir à l'Île-du-Prince-Édouard
CHARLOTTETOWN - Les électeurs de l'Île-du-Prince-Édouard ont élu pour un troisième mandat consécutif le Parti libéral à la tête du gouvernement provincial lundi soir, lors d'un scrutin qui a résulté en une victoire surprise pour le chef du Parti vert.
Les libéraux, menés par le premier ministre Wade MacLauchlan, ont vu leur majorité réduite légèrement par rapport aux 20 sièges qu'ils détenaient avant le déclenchement de l'élection. Ils ont ainsi remporté 18 sièges, les progressistes-conservateurs huit et les verts, un.

M. MacLauchlan s'est adressé aux partisans libéraux à Stanhope, où il a regardé les résultats électoraux qui ont produit bon nombre de courses très serrées dans les circonscriptions.

«Cela fut une très intéressante soirée dans la province, une qui nous a menés, je crois, bien plus loin en soirée que les gens ne l'avaient prévu. Je crois que cela indique qu'une ère fort intéressante est devant nous, en ce qui concerne la politique à l'Île-du-Prince-Édouard, et nous avons bien hâte d'en faire partie», a déclaré M. MacLauchlan, 60 ans, un ancien recteur de l'Université de l'Île-du-Prince-Édouard.

Les citoyens de la province se rappelleront de cette élection comme celle qui a résulté en une avancée marquée pour le NPD et le Parti vert alors qu'ils ont obtenu plus de 20 pour cent du vote populaire.

La victoire du chef Peter Bevan-Baker pour le Parti vert dans la circonscription de Kellys Cross-Cumberland est une première pour le parti à l'Île-du-Prince-Édouard.

«La dixième fois a été la bonne», a déclaré M. Bevan-Baker, un dentiste de Hampton, qui gère une clinique, un café et un centre communautaire dans une église historique restaurée. «Si vous n'avez pas de succès la première fois, essayez, essayez, essayez, essayez, essayez, essayez de nouveau!», a-t-il lancé.

M. MacLauchlan a reconnu qu'une page d'histoire avait été écrite par le chef Bevan-Baker.

«Peter Bevan-Baker est un homme pour qui j'ai beaucoup de respect», a-t-il dit aux journalistes lors d'une célébration à Charlottetown. «Il s'agit de quelqu'un qui, je crois, fera une contribution importante à la province».

Il s'agissait de la première campagne provinciale pour le chef du NPD Mike Redmond, qui n'a pas été victorieux dans son comté.

Le chef des conservateurs Rob Lantz a augmenté de 5 le nombre de sièges détenus par son parti, mais il a perdu le sien dans la circonscription de Charlottetown-Brighton par 24 votes, laissant en suspens des questions sur son avenir politique.

Quatre circonscriptions ont été gagnées par moins de 100 votes, incluant une victoire libérale remportée par seulement deux voix.

Lorsque l'Assemblée législative a été dissoute pour l'élection il y a quatre semaines, les libéraux détenaient 20 sièges, les conservateurs trois, il y avait un indépendant et trois sièges étaient vacants.

Les partis d'opposition ont utilisé la campagne électorale, qui a duré un mois, pour remettre en question les actions des libéraux, après que le gouvernement eut été accusé de ne pas avoir rendu de comptes au sujet de problèmes avec un programme pour les immigrants investisseurs et une tentative pour devenir l'autorité régulatrice du jeu sur Internet pour le pays.

Mais les libéraux se sont présentés avec un nouveau chef, soit Wade MacLauchlan, qui est devenu le leader du parti et premier ministre à la fin du mois de février, après la démission de Robert Ghiz, qui avait été près de huit ans au pouvoir.

Même avant le début de la campagne, le chef MacLauchlan a agi rapidement pour régler les défis auxquels son gouvernement faisait face.

Il a commencé en présentant une série de réformes sur les conflits d'intérêts, visant à améliorer la transparence du gouvernement et sa reddition de comptes.

Ce geste est survenu après une enquête de trois ans de la GRC au sujet d'allégations de fraude entourant le programme d'immigrants investisseurs, que la police a clos en janvier, sans déposer d'accusations.

Malgré les défis, l'ancien académique — le premier politicien ouvertement gai à se faire élire comme premier ministre dans la province — était perçu comme le favori dans cette course depuis le début.