mercredi, mai 13, 2015

Le PQ et Bernard Landry se sont faits voler l’élection de 2003

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Pauline Marois a peut-être été victime du même stratagème en 2014
Chronique de Jean-Claude Pomerleau
mercredi 13 mai
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Une étude surprenante a commencé à circuler dans les milieux indépendantistes ces derniers jours. Elle est si exhaustive et si rigoureuse qu’on peut difficilement en contester les conclusions. Vous pouvez en prendre connaissance en cliquant sur l’icone PDF ci-dessous
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De 2002 à 2003, deux entreprises de sondages liées à Power, CROP et SOM ont produit des sondages contenant de telles aberrations qu’on ne peut les expliquer qu’en concluant qu’il s’agissait d’une stratégie visant à favoriser l’élection du Parti Libéral du Québec.
Cette opération s’est déroulée en quatre temps :
UN : Faire monter l’ADQ dans le sondage (p. 2 : 43 %, ) , un an avant l’élection de 2003 dans le but de la rendre plus attrayante pour le recrutement de candidats de prestige. L’objectif étant de gruger le vote francophone du Parti Québécois
DEUX : En 2003, faire monter le Parti Québécois (p.3 : 39 %) pour convaincre Bernard Landry qu’une fenêtre s’ouvrait pour un renouvellement de mandat majoritaire (Document, p. 3, : « Le Premier ministre compte profiter de la fenêtre inespérée dans les sondages (...) Devant les chiffres des sondages CROP, il salive littéralement, dit-on »
TROIS : Durant la campagne électorale (p.4 : début, PQ + 11 % sur le PLQ), soudainement les sondages annoncent une chute marquée du Parti Québécois ( p.4 : fin de campagne : PLQ + 13 % sur le PQ) .
QUATRE : Cette chute des appuis du Parti Québécois dans les sondages va avoir son effet durant la campagne (une multitude de commentateurs et analystes cherchaient les raisons pourquoi le Parti Québécois était en telle perte de vitesse.).
Cette étude exhaustive des différents sondages de CROP et SOM couvrant la période 2002-03 laisse apparaître des écarts si marqués sur ceux de Léger qu’on ne peut que conclure que ces aberrations statistiques visaient à influencer la dynamique politique plutôt que de refléter fidèlement et passivement l’opinion publique.
Un cas patent de manipulation réussie de l’opinion publique.
Vers la fin de l’étude, vous verrez la liste de la vingtaine de comtés que cette manipulation a permis de faire basculer du PQ au PLQ, et vous comprendrez pourquoi les élections générales nous donnent de plus en plus l’impression de ne se dérouler que dans quelques comtés.


Le scrutin de 2014 n’a pas encore fait l’objet d’une étude similaire, mais lisez bien ce commentaire qu’on retrouve sur le site de Radio-Canada à la veille de l’annonce du scrutin :
Alors qu’à Québec le gouvernement Marois exclut le scénario d’élections au mois de mars, un nouveau sondage de la firme CROP gonfle les voiles du Parti québécois qui récolterait, selon les sondeurs, 40 % des intentions de vote.
La prochaine fois que vous prendrez connaissance des résultats d’un sondage, demandez-vous si son commanditaire n’aurait pas un intérêt quelconque dans l’utilisation qu’il en fait, et si cet intérêt pourrait être tel qu’il aurait pu être à son avantage d’en fausser les données et l’interprétation.
À plus forte raison s’il s’agit d’un sondage CROP/La Presse ou SOM/Le Soleil.