lundi, mai 25, 2015

Le journaliste François Bugingo se retire de la vie publique

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Mise à jour le dimanche 24 mai 2015 à 23 h 28 HAE  La Presse Canadienne
François Bugingo
François Bugingo à Tout le monde en parle  Photo :  Radio-Canada

Le journaliste François Bugingo, dont la crédibilité a été mise en cause dans une enquête du quotidien La Presse, annonce qu'il se retire momentanément de l'espace public.
Dans un communiqué publié dimanche soir par l'entremise de son avocate, M. Bugingo affirme qu'il prendra le temps nécessaire pour répondre aux allégations.
Il indique avoir décidé de se retirer de la vie publique temporairement pour préserver la « sérénité » de sa famille et de ses proches, et pour lui permettre de répondre aux allégations « avec le même professionnalisme » dont il dit avoir toujours fait preuve.
Les révélations de La Presse ont provoqué un séisme dans le monde médiatique. Un des employeurs de M. Bugingo, la station de radio 98,5 FM, a annoncé samedi qu'elle suspendait ses collaborations avec lui, « le temps de faire la lumière sur ces événements ». Le Groupe TVA a également annoncé une mesure similaire.
Samedi sur le réseau social Facebook, François Bugingo s'était dit « sidéré » par les informations de La Presse voulant qu'il ait inventé de toutes pièces plusieurs de ses reportages à l'étranger, et sur plusieurs années.
Dans ce reportage attaquant fortement la crédibilité du journaliste, des témoins mettent en doute la véracité des informations rapportées par M. Bugingo.
Sur sa page Facebook, M. Bugingo a qualifié l'article de « dégradant », affirmant que l'information qu'il dévoile est « toujours vérifiée ». Il ajoute avoir l'intention de défendre son intégrité en temps et lieu devant les instances concernées.
M. Bugingo tenait une chronique quotidienne sur les affaires internationales au 98,5 FM, en plus d'alimenter un blogue et une chronique au Journal de Montréal. Le journaliste intervenait aussi sur les ondes de TVA. Il a également travaillé à Télé-Québec et à Radio-Canada.
La Fédération professionnelle des journalistes du Québec, qui est très préoccupée par la situation, souhaite rencontrer le chroniqueur.
« Mon avocate et moi poursuivons notre pleine collaboration avec mes différents employeurs afin d'apporter (des) réponses aux questions soulevées par cet article », affirme M. Bugingo dans le communiqué.