mercredi, mai 20, 2015

La Malaisie et l'Indonésie ne refouleront plus les bateaux de migrants

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Mise à jour le mercredi 20 mai 2015 à 4 h 14 HAE  Associated Press
Des migrants de la minorité rohingya, secourus en Indonésie
Des migrants de la minorité rohingya, secourus en Indonésie 
Photo :  Beawiharta Beawiharta/Reuters

L'Indonésie et la Malaisie ont offert mercredi de fournir des abris temporaires aux milliers de migrants qui tentent de gagner leurs côtes depuis quelques semaines, après avoir déclaré que ces gens n'étaient pas les bienvenus sur leur territoire.
Ainsi, de l'aide humanitaire sera offerte à quelque 7000 de ces migrants de la mer, dont la plupart sont issus de la minorité musulmane rohingya qui est fortement persécutée par la majorité bouddhiste au Myanmar. D'autres sont des citoyens du Bangladesh fuyant la pauvreté.
Cependant, le ministre des Affaires étrangères de la Malaisie, Anifah Aman, a réclamé de l'aide internationale pour gérer cette crise, affirmant qu'elle n'était pas seulement régionale.
Pour sa part, la Thaïlande n'a pas encore annoncé qu'elle accueillerait des réfugiés dans son pays, mais a promis une aide humanitaire. La Thaïlande a déjà servi de terre d'accueil à des dizaines de milliers de réfugiés du Myanmar.
Avant l'annonce de mercredi, la Malaisie, la Thaïlande et l'Indonésie avaient déployé des soldats de la marine sur des bateaux à leurs frontières maritimes, prêts à repousser les navires qui arrivent ou à appliquer une politique qui consiste à leur remettre de l'eau et de la nourriture avant de les renvoyer à d'autres pays.
Entre-temps, mercredi, des pêcheurs indonésiens ont prêté main-forte à un groupe de 430 migrants dont le navire de fortune était abandonné depuis plusieurs semaines sur la mer. Ils ont été ramenés en sécurité sur la terre ferme.
Au cours des seules dernières semaines, des bateaux transportant plus de 2000 réfugiés affamés et désespérés ont tenté d'accoster en Thaïlande, en Malaise et en Indonésie. Et on croit que des milliers d'autres dérivent dans la mer d'Andaman ou dans le détroit de Malacca après qu'une opération visant les passeurs a mené des capitaines à abandonner leur bateau.