jeudi, avril 16, 2015

Deux autres élèves de Maisonnneuve soupçonnés de planification terroriste

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Publié par La Presse Canadienne le jeudi 16 avril 2015 à 07h08. Modifié par Charles Payette à 08h35.
Deux autres élèves de Maisonnneuve soupçonnés de planification terroriste
Cogeco Nouvelles
MONTRÉAL - Deux jeunes Montréalais soupçonnés d'avoir planifié une attaque terroriste ont comparu à Montréal, mercredi, et resteront détenus par mesure préventive au moins jusqu'à lundi.

Les deux cégepiens sont soupçonnés d'avoir voulu rejoindre des djihadistes en Syrie.
C'est ce que soutient La Presse, qui indique que Jamali faisait la promotion des activités de l'imam Adil Charkaoui.
La procureure du gouvernement fédéral Lyne Décarie n'a pas voulu commenter davantage sur les preuves déposées contre les suspects, El Mahdi Jamali et Sabrine Djaermane, tous deux âgés de 18 ans, qui ont été arrêtés mardi.
Me Décarie réclamera la signature d'un engagement à ne pas troubler l'ordre public, qui imposerait des conditions sévères aux jeunes adultes. Aucune accusation ne pèse contre eux pour l'instant, mais une enquête est cours.

«C'est un outil préventif du Code criminel utilisé par les policiers, qui ont des motifs raisonnables de craindre qu'une personne va commettre des infractions terroristes», a-t-elle expliqué.

L'avocat de M. Jamali Marc Giroux a affirmé à sa sortie du Palais du Justice qu'il n'avait jamais été confronté à un tel cas. Selon lui, dans les derniers mois, les forces policières sont plus sensibles à cette réalité.

«Avec ce qui s'est passé au Parlement canadien, ce qui s'est passé à Saint-Jean sur Richelieu, les policiers sont sensibles à cette réalité et c'est normal. Je ne dis pas que c'est une procédure justifiée, mais cela dit, le comportement de la police est représentatif de la société dans laquelle on vit», a-t-il confié aux journalistes.

Me Giroux a indiqué que son client était plutôt mécontent d'être détenu et de se voir imposer des conditions auxquelles il n'est pas habitué. Sa famille, qui était présente en cours, avait l'air surprise des événements, selon lui, et ils sont bien évidemment insatisfaits de ce qui arrive à leur proche.

«Ce n'est jamais une bonne expérience de voir que ton enfant est détenu, peu importe la nature de l'accusation», a-t-il ajouté.

L'homme et la femme retourneront en cour lundi pour leur audience de remise en liberté sous caution.

Dans les dernières semaines, deux autres Montréalais ont accepté de se soumettre aux conditions de l'engagement à ne pas troubler l'ordre public.
Avec La Presse et La Presse Canadienne