lundi, avril 27, 2015

Des répliques terrorisent les Népalais

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Publié par Associated Press le lundi 27 avril 2015 à 04h24. Modifié par Charles Payette à 08h09.
Des répliques terrorisent les Népalais
KATMANDOU, Népal - Des dizaines de milliers de Népalais en état de choc ont subi plusieurs répliques terrifiantes, dimanche, tout en cherchant frénétiquement les disparus dans la dévastation causée par le violent séisme de samedi.
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Mis en ligne le lundi 27 avril 2015 dans Puisqu'il faut se lever avec Dominic Arpin
Une fumée âcre s'élevait du temple hindou le plus sacré du pays, où des dizaines de corps étaient incinérés à la chaîne.

Les organisations d'aide ont reçu les premières informations en provenance des villages de montagne éloignés, qui laissent croire que ces communautés ont été dévastées et peinent à faire face à la situation.

Les glissements de terrain ralentissent les efforts des équipes de secours, qui tentent d'utiliser les sentiers de montagne pour atteindre les communautés dans le besoin, a indiqué Prakash Subedi, responsable de district dans la région de Gorkha, où se trouvait l'épicentre du séisme.

Le tremblement de terre de magnitude 7,8 a semé l'horreur de Katmandou jusqu'aux pentes de l'Everest, provoquant une avalanche qui a enseveli une partie du camp de base de la montagne, rempli d'alpinistes étrangers qui se préparaient à gravir le plus haut sommet du monde. Au moins 18 personnes ont été tuées et 61 autres blessées sur l'Everest.

Sous la menace des incessantes répliques, des dizaines de milliers de personnes ont passé la journée dans les rues bondées et la nuit dans les parcs ou sur un terrain de golf. D'autres ont établi des campements improvisés sur des places publiques entourées de bâtiments fissurés et d'amas de débris. Des hélicoptères vrombissaient périodiquement dans le ciel.

La plupart des quartiers de la capitale étaient privés d'eau et d'électricité. Les Nations unies ont indiqué que les hôpitaux de Katmandou étaient débordés et commençaient à manquer de fournitures d'urgence et d'espace pour recevoir les corps.

La plupart des magasins de Katmandou sont restés fermés dimanche, après que le gouvernement eut déclaré une période de rétablissement d'une semaine. Seuls les vendeurs de fruits et les pharmacies semblaient en activité.

Des quartiers entiers de la capitale ont été rasés. La tour Bhimsen, un emblème de la ville construit au 19e siècle et inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO, a notamment été détruite.

Les corbeaux ont poussé des cris stridents après la plus violente réplique de la journée, de magnitude 6,7. Des résidants paniqués se sont précipités à l'extérieur.

«Nous ne nous sentons pas en sécurité du tout. Il y a eu tellement de répliques, ça ne s'arrête pas», a dit Rajendra Dhungana, 34 ans, qui a passé la journée avec la famille de sa nièce pour la crémation de celle-ci au temple Pashuputi Nath, à Katmandou.

«J'ai vu des centaines de corps incinérés. Je ne pensais jamais en voir autant... Le Népal doit apprendre une leçon de cela. On doit réaliser que des bâtiments appropriés doivent être construits. Il devrait y avoir des espaces ouverts pour que les gens puissent s'y réfugier.»

En fin de journée, dimanche, les répliques semblaient s'être apaisées. Mais un séisme de magnitude 5,3 s'est produit dans un secteur situé à environ 50 kilomètres à l'est de Katmandou.

Les autorités népalaises ont annoncé lundi qu'au moins 3617 personnes avaient péri dans le tremblement de terre, en plus des 18 morts dans l'avalanche. Le séisme a aussi été ressenti en Inde et dans d'autres pays de la région, où au moins 61 personnes ont perdu la vie. Quelque 5900 personnes ont été blessées à travers le Népal.

À Katmandou, trois policiers sont morts dimanche en participant aux secours, a indiqué un porte-parole de la police, Komal Singh Bam.

Les autorités préviennent que le bilan des victimes pourrait encore augmenter, puisque les efforts de recherche et de sauvetage sont encore loin d'être terminés, notamment dans la zone de l'épicentre, à quelque 80 kilomètres au nord-ouest de Katmandou, qui reste difficile d'accès puisque les routes sont bloquées par des glissements de terrain.

Le séisme de samedi est le plus puissant à avoir frappé le Népal en plus de 80 ans.